Comment aider un enfant ou un ado découragé par un échec

Un échec peut fortement entamer le moral d’un enfant ou d’un adolescent. Surtout si il intervient dans une période de fatigue ou de déprime. Dans ce cas, les conseils sont inutiles (et les réprimandes encore moins).

Afin d’apprendre à relativiser, je vous invite à utiliser une série de questions qui permettent d’accueillir les émotions et de restaurer espoir et motivation.

  • Considères-tu que c’est un échec? Oui/Non
  • Si Non : inviter l’enfant à exprimer ce qu’il ressent quand même car il se peut qu’il nie ou minimise cet événement pour éviter de souffrir. En procédant ainsi, il enfouit son ressenti et se déconnecte de sa boussole intérieure.
  • Si Oui : que ressens-tu en toi lorsque tu penses à cet échec ?
  • Qu’as-tu ressenti au moment de cet échec ?
  • Quelle était l’intensité de ton émotion ? de ton stress ?
  • Es-tu d’accord pour dire que cet échec est du passé et qu’il n’en reste que le souvenir ?
  • Es-tu d’accord  pour dire qu’il est normal d’être déçu, frustré ou en colère car tu as consenti des efforts et le résultat ne te convient pas pour le moment ?
  • Penses-tu que les personnes que tu admires le plus n’ont jamais échoué et qu’il en est de même pour tes amis ?
  • Qu’est-ce qui te fait penser cela ?
  • Cet échec te représente-t-il ou es-tu plus que lui ?
  • Si tu devais dessiner cet échec, serait-ce une petite pierre sur ton chemin ou un mur ? De quelle hauteur serait ce mur ?
  • Peux-tu te dessiner à côté de ce mur ?
  • Est-il possible selon toi de gravir ce mur et d’éviter la pierre ?
  • Qu’est-ce qui est le plus facile ?
  • Penses-tu que le mur n’est qu’un amas de petites pierres ?
  • Qu’en penses-tu ? Dans ce cas, est-il possible de gravir ce mur ou de trouver un autre chemin pour continuer à avancer ?
  • Imagine que tu as réussi à dépasser ce mur. Que vois-tu ? Que ressens-tu ?
  • Peux-tu citer trois choses que tu as réussie ?
  • Parmi ces trois choses, combien as-tu réussi dès la première fois ?
  • Cela veut donc dire que tu as connu des échecs avant d’avoir réussi ? Et que tu as appris de chaque échec ? Est-ce cela ?
  • Maintenant, que penses-tu de l’échec qui te tourmente aujourd’hui ? Est-il définitif ? As-tu la possibilité de recommencer soit en changeant de méthode soit en augmentant ta période de préparation ? 
  • Que conseillerais-tu à quelqu’un qui serait dans une situation d’échec ?
  • Sais-tu que nous t’aimons et te faisons confiance inconditionnellement ?

Astuces supplémentaires :

  1. Afin de considérer encore plus positivement les échecs, je suggère d’ouvrir un cahier des échecs et réussites où l’enfant décrira les circonstances de leur apparition et ses ressentis.
  2. Parents : parlez de vos échecs aussi !

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