Une éducation bienveillante n’est pas une éducation laxiste

Le laxisme consiste à laisser faire alors que l’éducation dite “bienveillante” est loin de cette conception puisque la non utilisation de la violence n’exclut pas la mise en place de règles et le respect de celles-ci. Heureusement, la bienveillance n’est pas du laxisme. En revanche, la violence a des effets négatifs sur la psychologie et le développement des enfants.

Pour abonder dans ce sens, je vous invite à lire quelques lignes du nouveau livre du Dr Catherine Gueguen “Lettre à un jeune parent” (éditions “Les Arènes”).

Elle nous explique comment nous pouvons collaborer en conscience avec nos enfants en évoquant le terme de “fermeté douce“. Ceci, sans menacer, juger, crier, punir, … mais en guidant sur la base des besoins et des émotions de chacun. Avec empathie (pour soi et l’enfant).

La clé essentielle que nous oublions parfois, c’est notre comportement de parent. C’est celui-ci que les enfants prennent pour modèle pour apprendre progresser.

Ils nous observent et nous imitent, en dehors des longs discours inutiles.

“Être bienveillant, être attentif aux émotions et aux besoins de votre enfant, ne pas le punir, le frapper ou l’humilier ne veut pas du tout dire que vous
êtes laxiste et le laissez tout faire ! Non, certainement pas ! Vous êtes un modèle très puissant pour votre enfant: au quotidien, sans que vous en ayez conscience, il vous observe, vous imite. Il s’inspire de ce que vous faites et de ce que vous êtes. L’apprentissage par imitation est un processus essentiel. Vous êtes là pour le guider, pour l’élever au sens noble du terme, c’est-à-dire pour le faire progresser. Par votre simple attitude, vous lui transmettez vos valeurs : vous lui donnez des repères, un cadre. Et vous le faites avec empathie. bienveillance, sans I’humilier. Vous faites preuve d’une fermeté douce, sans lui faire peur, c’est-à-dire sans faire les gros yeux ni la grosse voix.
Quand votre enfant n’a pas un comportement adéquat, vous savez dire «non», Vous savez exprimer votre désaccord par des phrases courtes : «Ça ne me convient pas », «Non, je ne suis pas d’accord quand je t’entends dire que…” ou «quand je te vois faire ceci ou cela».
Les enfants, quel que soit leur âge, n’écoutent pas les longs discours.
Puis – et c’est essentiel – , vous lui donnez confiance en lui disant: «Tu vas apprendre en grandissant à faire autrement, je te fais confiance. »
Mais vous ne critiquez pas votre enfant, vous ne lui faites pas de reproches qui mettraient en cause ce qu’il est en tant qu’être humain : « Tu n’es pas gentil », « Tu ne comprends rien », « Tu es paresseux, égoïste… » Car s’il entend cela, votre enfant perd confiance en lui, se dévalorise et ne progresse plus ».

 

Voici une synthèse des méthodes efficaces et non violentes (suivre les liens pour en savoir plus):

“Lettre à un jeune parent” de Catherine Gueguen (éditions “Les Arènes”) est disponible sur :

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