Les 7 qualités d’un parent super-héros

Dans leur livre “Pleurs, crise et opposition chez les tout-petits”, Nancy Doyon et Suzie Chiasson-Renaud nous rappellent que les parents peuvent agir pour diminuer l’anxiété des enfants et ainsi favoriser leur développement et leur capacité à collaborer.

Le facteur principal à considérer est la sécurité affective mais pas seulement car l’anxiété a aussi un caractère contagieux.

En tout, ce sont 7 “super-pouvoirs” (ou qualités) qui sont à identifier et à acquérir. L’idée n’est pas de viser la perfection car cela n’existe pas mais d’établir un tableau de bord qui guidera nos actions pour progresser chaque jour. Cette progression dépend aussi (et surtout) de nos erreurs. Alors, apprenons à les considérer comme des chances d’évoluer.

Et hop, enfilons nos capes d’apprentis super-héros !

  1. Maitriser sa propre anxiété : l’anxiété du parent se transmet à l’enfant. Il est donc important de prendre conscience de sa présence et d’apprendre à s’apaiser. Plus généralement, il s’agira de veiller à adopter des habitudes apaisantes afin que les enfants bénéficient aussi de ce modèle à imiter :
    – avoir une alimentation équilibrée (et limiter les excitants et le sucre)
    – avoir des habitudes de sommeil saines (pas d’écran le soir, essayer de se coucher à la même heure, respecter un temps de récupération normal,…)
    – faire du sport pour évacuer les toxines
    – utiliser des techniques de relaxation (yoga, cohérence cardiaque, méditation, sophrologie,…)
    – prendre du temps pour soi
    – être plus souvent au contact de la nature
    – se faire aider ou accompagner pour réguler notre stress
    – déléguer certaines tâches
  2. Rester calme : les 3 émotions les plus fréquentes chez le parent sont l’amour, la colère et la culpabilité. Ce n’est pas un hasard ! Il arrive que nous criions, nous emportions, …C’est humain. Mais ces débordements perturbent les enfants et leur font ressentir des poussées de stress (cortisol) qui, si elles sont s fréquentes, vont jusqu’à détruire des neurones et ralentir la maturation de leur cerveau. Il est donc essentiel de relativiser et d’agir (au lieu de réagir sous le coup d’une émotion qui nous submerge). Parfois quelques secondes suffisent. Avant que nous éclations, nous pouvons faire pause, nous éloigner de la source de stress et nous calmer en respirant par exemple.
  3. Enoncer des attentes claires et réalistes : un enfant ne comprend pas la négation par exemple. Leur cerveau retient le message inverse car le “ne…pas” est une gymnastique mentale trop complexe pour ses capacités intellectuelles (inhibition). Il est donc préférable de dire ce que nous souhaitions qu’il fasse et d”établir des règles (au lieu d’interdits). Prévoyez aussi des rituels qui sécurisent l’enfant car il sont stables et prévisibles.
  4. Se montrer indulgent : les auteures du livre évoque de l’indulgence et non du laxisme et à l’inverse du perfectionnisme. Cela signifie que nous ne sommes pas stricts mais flexibles et sans cesse à l’écoute des besoins de l’enfant en qui nous avons confiance. Cela implique aussi du lâcher-prise mais pas du laisser-faire (voir cet article). Cette approche suggère aussi de considérer les erreurs comme des étapes de l’apprentissage (voir cet article).
  5. Protéger sans sur-protéger : la surprotection est un frein à l’autonomie des enfants (voir cet article). Elle implique aussi de ne pas tenter à tout prix d’éviter à l’enfant de ressentir des émotions désagréables (comme la frustration). Car il a besoin d’apprendre à les accueillir et à les réguler (avec notre aide).
  6. Contribuer au développement de l’attachement et du sentiment de sécurité : la sécurité affective peut se traduire par l’attachement sécure dont nous parlions dans cet article. Il s’agit de répondre aux besoins de l’enfant, de le câliner, de faire attention à lui, de partager des moments de complicité, de jouer avec lui,…
  7. Cultiver de saines habitudes de vie chez l’enfant : on évoque ici les habitudes de sommeil, l’activité physique, le plein air, l‘alimentation, la régulation ou l’absence d’écran,…

Source : “Pleurs, crise et opposition chez les tout-petits” de Nancy Doyon et Suzie Chiasson-Renaud disponible chez Pirouette Éditions

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