La honte n’est pas un outil éducatif

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La honte est une émotion fondamentale qui a son utilité dans la vie. Elle nous permet notamment de “bien nous tenir” en société et de nous rendre sympathique lorsque nous l’exprimons, engendrant plus de clémence chez la personne en face de nous.

En revanche, une honte excessive est un frein important à l’épanouissement. Surtout quand celle-ci est infligée depuis l’enfance et fait office d’outil de manipulation (ou de soumission), créant ainsi une “faille” exploitable à loisir par des personnes mal intentionnées plus tard. Cette honte peut aussi devenir un sentiment de substitution, occultant d’autres ressentis et bloquant ainsi l’identification et la satisfaction des besoins réels.

Il est donc essentiel de se demander quels comportements provoquent cette honte afin d’en éviter les conséquentes néfastes.

 Quand naît la honte ?

La honte apparaît chez l’enfant entre 15 et 24 mois. C’est en effet à ce stade de développement que l’enfant prend conscience de lui-même indépendamment des autres.

Les habitudes éducatives qui facilitent l’apparition de la honte

Christophe André et François Lelord ont listé trois cas de figure à éviter (via) :

  • montrer à son enfant une affection conditionnelle (dépendant de la conformité de l’enfant aux souhaits des parents)
  • lui imposer des exigences trop élevées par rapport à ses possibilités
  • émettre critiques, moqueries ironiques ou dédaigneuses quand il échoue

Les conséquences…

Les enfants qui éprouvent souvent de la honte s’isolent et sont plus agressifs que les autres avec une estime de soi plus faible. Ce comportement a tendance à durer tout au long de la vie sans prise de conscience et actions correctives.

…et comment les éviter

Comme éviter que la honte intervienne dans le modèle éducatif :

  • exprimer à l’enfant un amour inconditionnel : “je t’aime parce que tu es toi” (voir cet article)
  • encourager l’enfant dans ses tentatives (voir cet article)
  • l’accompagner sans le surprotéger ni faire à sa place
  • fixer des règles avec lui (voir cet article)
  • lui montrer l’exemple
  • ne pas le juger personnellement et appuyer sur les aspects positifs de ses réalisations (voir cet article)
  • ne pas le comparer avec autrui (amis, frères et soeurs…)
  • donner à l’enfant la possibilité de réparer ses erreurs (voir cet article)

 

A lire : “la force des émotions” de Christophe André et François Lelord

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