Eduquer sans culpabiliser

La culpabilité est une émotion utile quand elle est ressentie à faible dose et pour des faits importants sur lesquels nous pouvons vraiment agir. Mais lorsqu’elle nous envahit la majorité du temps et qu’elle est irrationnelle, elle nous empêche de réfléchir et augmente démesurément notre stress. Ce qui bloque notre capacité à adopter des comportements “raisonnables” et peut même nous rendre agressifs sous le coup de la colère.

 

Nous ressentons de la culpabilité notamment quand nous pensons être jugés par les autres. Ce qui peut être réellement le cas, surtout que les opportunités de critiquer et de juger sont plus nombreuses avec l’avènement des réseaux sociaux qui risquent de transformer des moments intimes en scènes publiques… Tout le monde a certes le droit d’avoir un avis après tout… reste à déterminer si tous les avis sont bons à entendre… je vous laisse juger.

Une autre forme de culpabilité peut être ressentie quand nous sommes confrontés à des “conseillers bienveillants” qui brandissent des mots tels que “méthode éducative”, “règles incontournables” et même “parentalité bienveillante”… et qui suggèrent qu’il y aurait des recettes idéales pour éduquer nos enfants.

Je vous rassure, il n’y en a pas. La recette est uniquement personnelle, individuelle, éphémère et évolutive car elle change selon nos expériences plus ou moins plaisantes avec nos enfants.

La parentalité est un laboratoire à taille humaine. Nos émotions et celles de nos enfants nous aident à ajuster notre trajectoire pour rester en vol. Mais, si nous nous crashons, nous pouvons toujours réparer (le lien) et redémarrer.

Cependant, comme tout laborantin, nous avons besoin d’informations “neutres” comme celles que nous fournissent les neurosciences sur le fonctionnement du cerveau de nos enfants par exemple et d’outils à s’approprier (roue des émotions, technique d’écoute active,…).

Bref, je souhaitais partager avec vous une liste que j’ai trouvée dans le magazine hors-série sur l’éducation de “Psychologie positive” n°16.

Cette liste est issue d’une enquête sur les principales sources d’inquiétude ou de culpabilité des parents par ordre de citation :

  1. Ne pas être le parent que je voudrais être (par exemple : calme, organisé, conséquent,…)
  2. Le désordre dans la maison.
  3. Mes  enfants ne restent-ils pas trop longtemps collés à leur écran.
  4. Mes enfants mangent-ils assez sainement.
  5. Le comportement des mes enfants en public.
  6. Ce que d’autres parents pensent de mes enfants et de mon mode d’éducation.
  7. L’organisation de la fête d’anniversaire de mes enfants.
  8. Mes enfants sont-ils régulièrement invités à jouer chez des camarades ou à des fêtes ?
  9. Mes enfants jouent-ils suffisamment dehors ?
  10. La façon dont mes grossesses ont transformé mon corps et mon apparence.

 

J’ai une astuce pour lâcher prise à propos de ce type de questionnement.

Si vous parvenez à écrire une action immédiate en face, écrivez cette action dans une to-do list. Si vous ne pouvez pas imaginer d’action, oubliez ce sujet d’inquiétude et concentrez-vous sur le présent.

Comme action, vous trouverez quelques idées sur le site :

 

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