Petite technique pour garder son calme devant la colère d’un enfant

Votre enfant est en colère. Il crie, il se roule au sol, il gesticule, il insulte,…bref, vous vous sentez agressé et vous absorbez la colère en la ressentant réellement vous-même. Si bien que vous perdez le contrôle et criez à votre tour ou pire…

Votre cerveau émotionnel a pris le dessus sur votre cerveau rationnel. Votre enfant a peut-être alors stoppé sa tempête émotionnelle car vous l’avez surpris et il a ressenti de la peur devant votre comportement d’attaque/défense. Mais… son émotion  est toujours là et elle finira par ressortir à un autre moment, dans un contexte différent… Au final, vous vous énerverez de nouveau et le cycle infernal des réactions émotionnelles se mettra encore en place. Épuisant et décourageant !

Pour stopper ce processus de réactions automatiques, je vous invite à tester une astuce en 3 temps :

  1. Quand vous constatez que votre enfant est dans une grosse colère, ne rentrez pas dans la “danse” avant d’avoir ralenti votre tempo. Je m’explique : temporisez en fermant les yeux et en comptant à rebours de 5 à 1 en accompagnant chaque énumération d’une respiration jusqu’à ce que vous sentiez que vous avez le contrôle de vos émotions, de votre stress et de votre corps.
  2. Imaginez que vous êtes en train de vous regarder de l’extérieur (comme si une caméra vous filmait un peu en hauteur) et dites à votre double “ton enfant a besoin de toi. Il subit son émotion. Ton calme va l’aider à traverser cette situation” Cette étape de l’astuce est un “verrou” supplémentaire pour prendre de la distance devant l’émotion que nous observons et garder une position empathique.
  3. Puis dites à votre enfant en vous baissant à son niveau  “Je vois que tu ressens une grosse colère”. Il n’entendra peut-être pas immédiatement vos paroles (car sa colère bloque ses capacités de réflexion) mais il percevra votre intonation calme et votre attitude ouverte et aidante. Ceci aura pour effet de le soulager un peu jusqu’à ce que son émotion s”‘écoule” naturellement (en quelques secondes). Vous pouvez aussi lui offrir vos bras en début de crise pour lui éviter de se blesser et ainsi lui faire profiter d’une sécrétion d’ocytocine (qui baissera son stress) et favorisera le retour à l’équilibre.

 

Puis viendra le temps de la discussion ou vous l’écouterez pour qu’il vous raconte ce qui a déclenché sa colère. Et vous évoquerez des alternatives non-violentes pour l’exprimer (voir ces outils).

Cette approche est plus longue qu’un cri de répression mais elle permet d’apprendre à l’enfant à réguler ses émotions sans qu’elles ne débordent aussi sur le parent. De plus, il s’inspirera du modèle que vous lui offrez pour progressivement réussir à imiter cette approche.

Et si vous criez tout-de-même malgré ces conseils ? Pardonnez-vous et présentez vos excuses. Profitez-en pour expliquer que réguler une émotion demande de l’entrainement. Même pour les adultes dont le cerveau est pourtant mature.

 

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