Le mécanisme émotionnel en 4 étapes

Quand on est humain, il est important de connaître le mécanisme d’une émotion tant il est au centre de nos réactions quotidiennes. Les réactions sont d’ailleurs décuplées chez les enfants dont le cerveau émotionnel est parfaitement opérationnel alors que la partie régulation (cortex préfrontal) est en construction.

“1,2,3 Je me mets à l’éducation positive” de Véronique Maciejak

Les 4 étapes du mécanisme émotionnel

Ce mécanisme est le suivant (source : 1,2,3 je me mets à l’éducation positive):

  1. Un événement inattendu et non maitrisé intervient au seuil de notre conscience. Ce qui provoque en nous une charge (ou une tension si nous prenons l’analogie à un élastique qui se tendrait). Ex: un chien qui aboie.
  2. Notre corps réagit à ce stimulus en se tendant (comme un élastique) alors que l’émotion le traverse. Il en découle des symptômes physiques (ralentissement ou augmentation du rythme cardiaque, sueurs, maux de ventre, muscles raides,…)
  3. Advient la “décharge” qui est un processus naturel à la tension du corps. Il vise à réduire cette tension. C’est là qu’on peut instinctivement crier, taper, sauter, mordre,…ou plus pacifiquement dire ce que nous ressentons.
  4. Enfin, la dernière étape est la récupération. Pour évacuer les hormones du stress, nous pouvons rire, pleurer, trembler, bâiller,…l’élastique revient à sa forme au repos.

Ces 4 étapes méritent d’être expliquées aux enfants et aux adultes car elles représentent un outil pour nous permettre de mieux nous connaître et de s’entrainer par exemple à verbaliser notre ressenti plutôt que de taper. Je parle d’entrainement car pour que le cerveau opte pour une façon particulière de réagir en mode automatique, s’exercer au calme est indispensable.

On peut apprendre à montrer son émotion à l’aide d’une roue des émotions notamment (j’aime bien celle de The Panda Family):

Source : the panda family

Dernier point à souligner dans ce processus : la libération émotionnelle ne se fait que si les 4 étapes sont menées à terme. Ainsi, stopper les pleurs d’un enfant est néfaste car les hormones du stress ne sont pas évacuées et l’émotion est donc bloquée. Elle peut donc réapparaitre plus tard. Accompagner les émotions des enfants c’est donc rester à leurs côtés pour que la décharge émotionnelle se fasse et que nous puissions leur offrir du réconfort ensuite.

 

J’ai fait un petit dessin sur ce mécanisme émotionnel :

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