Pourquoi les enfants ont du mal à se tenir « tranquille »

Bouger est un besoin à tout âge et encore plus pour les tout-petits.

Ainsi, on ne peut exiger qu’un enfant se tienne « tranquille » plus de quelques minutes (secondes?) d’affilé. En tant que parents, se convaincre que bouger est un élan naturel de l’enfant nous évite d’avoir des attentes irréalistes sur le sujet.

Je vous propose de lire ces quelques lignes écrites par Catherine Gueguen dans son livre « Vivre heureux avec son enfant ».

« Pour un petit, plein d’énergie, la contrainte de l’immobilité est une véritable épreuve. Un enfant a besoin de faire vivre son corps, de bouger, de courir, de sauter. Certains enfants peuvent devenir très agités, agressifs, si dans la journée ils n’ont pas assez de moments pour dépenser leur vitalité.

Notre cerveau n’aime pas l’ennui, c’est une source de stress. Quand le petit enfant est assis à table, rester immobile longtemps n’est pas possible sans stress. La vie chez lui est plus forte que tout, elle bouillonne et le pousse à bouger, explorer, découvrir. Il a envie d’être libre dans ses mouvements.

Quand le repas est trop long pour lui, l’autoriser à se lever pour aller chercher de l’eau, du pain dans la cuisine ou à jouer à côté de la table en attendant les autres plats lui permet d’assouvir son besoin de mobilité. Le faire participer aux discussions, rire, s’amuser avec lui diminuent également l’ennui qu’il peut éprouver. »

 

Les enfants qui bougent apprennent mieux

Une étude menée auprès de 500 enfants aux Pays-Bas a démontré que les écoliers qui s’activent et bougent leur corps pendant les mathématiques et l’orthographe apprennent plus efficacement que ceux qui restent assis sur leur chaise.

D’autres études ont également montré que la pratique du sport à raison d’une heure par jour après l’école ou avant d’entamer les cours booste les performances globales d’apprentissage (mémorisation, concentration,…) et maintient les enfants en bonne santé (moins de stress, meilleures défenses immunitaires,…).

Ajoutons que les neurosciences pointent unanimement la sédentarité comme obstacle au développement et à la regénérescence du cerveau à tout âge (voir cet article).

Conclusion : donnons l’occasion aux enfants de bouger pour mieux apprendre :

  • en nous servant du corps pour apprendre (braingym, kinésiologie,… )
  • en permettant aux enfant de se défouler avant de faire leurs devoirs
  • en se dotant de matériels tels que des ballons de gym ou des vélos-pupitres
  • en pratiquant le yoga en classe
  • en ne privant pas les enfants de récréations

 

Quelques exemples de mise en pratique

Brain Gym

Apprendre en étant hyperactif

4 idées pour étudier en des mots de vocabulaire en bougeant.

Les élèves de cette école primaire au Canada

Fitness break !

Les ballons de gym

La dictée sportive

Pour compléter :

Sources : Thestar

 

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