Ce que j’aurais aimé entendre étant enfant à propos de l’échec

Ce que j'aurais aimer entendre étant enfant à propos de l'échec

Il y a des phrases qui accompagnent et changent toute une vie. C’est le pouvoir que possèdent celles que je vous présente aujourd’hui.

Je vais commencer par une généralité qui me dérange profondément : le culte du paraitre.

Nous vivons dans une société où nous faisons attention à notre réputation, notre apparence, les jugements d’autrui…

Cette pression provoque des réactions de défense, de fuite et d’attaque avec leur cortège de conséquence/causes :  humiliation, comparaison, étiquetage, baisse de l’estime personnelle, mensonge, manipulation, etc.

J’ai découvert qu’il était possible d’alléger ce poids et même de le faire disparaitre en tenant un discours un peu particulier à propos des échecs. Cela passe par le conseil suivant :

« Sois fier de tes échecs ».

Car, du point de vue social, et particulièrement en France, les échecs sont mal vus. Ils entachent un parcours, une personnalité, alors qu’en réalité, c’est au nombre de ses échecs qu’on reconnait la valeur d’un être humain. Alors, commençons à changer les choses à la maison.

 

Ce « sois fier de tes échecs » signifie :

  • tu peux recommencer autant que tu veux.
  • tu peux rire de tes échecs.
  • tes échecs n’en sont pas si tu apprends quelque chose d’eux.
  • chaque échec consolide un peu plus ce que tu es et ce que tu deviendras.
  • c’est en cherchant les échecs que tu comprendras qui tu es.
  • les échecs sont des exercices pour s’améliorer.
  • échouer c’est gagner car on apprend plus de ses erreurs que de ses succès.
  • ceux qui cachent leurs échecs ne sont pas authentiques et pas en paix avec eux.
  • au plus tu parleras des échecs, au plus tu avanceras.
  • les échecs rapprochent les humains et incitent à la collaboration.
  • quand c’est trop beau pour être vrai, c’est que ce n’est pas vrai.
  • une réussite ne vaut qu’au nombre des échecs rencontrés pour l’obtenir.
  • fais ce qui te plait, écoute ton coeur.
  • sois fier de dire « j’ai échoué ».
  • tout est expérience.

Et encore mieux :

  • si tu n’échoues pas, tu fais fausse route.
  • part à la rencontre de tes échecs.
  • on est la somme de nos faiblesses et de nos forces.
  • un échec permet de développer nos forces.
  • un échec est l’occasion de prendre une nouvelle route. C’est l’aventure !
  • un échec n’est pas définitif, tout comme une réussite, ce qui compte c’est de progresser.

 

Alors, voilà, je parle des échecs avec mon fils. Et je n’ai pas peur qu’il devienne un looser car c’est une étiquette et qu’on étiquette les objets (figés), pas les êtres humains (en devenir).

De plus, depuis que je communique ainsi, il réussit de mieux en mieux ce qu’il entreprend et prend de plus en plus d’initiatives. Normal, au plus on teste, au plus on s’améliore.

J’aime le voir douter, c’est humain. J’aime aussi le voir souffrir (de moins en moins) de ses échecs, car cela prouve qu’il agit avec le coeur et qu’il est en contact avec ses émotions (que je l’aide à verbaliser).

J’aime qu’il comprenne que la perfection n’existe pas, que c’est du marketing social. Que le bonheur est en lui et qu’il ne dépend que de lui mais que le bonheur parfait n’existe pas non plus.

 

Enfin je l’aime lui. Et je lui dis.

 

« Je t’aime parce que tu es toi. Et je ne suis pas le seul dans ce cas. »

« J’ai confiance en toi »

« Tu es capable »

« Je suis là »

« Merci »

 

Voici une idée de rituel pour démystifier l’échec : Le journal de mes échecs (et ce que j’en ai appris).

Chaque soir, écrivez ce que n’a pas réussi à faire votre enfant et ce qu’il en a appris.

Faites de même pour vous. C’est libérateur. Et rien de tel que de montrer l’exemple ! Fais ce que je fais ! (merci les neurones miroirs)

 

 

Pour finir, je dirai que si tout le monde parlait de ses échecs, le monde se porterait mieux.

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