“Tu m’énerves !” Une expression à abandonner pour vivre mieux

“Tu m’énerves !” : lorsque vous, adultes, entendez cette phrase, que comprenez-vous ?

  1. Vous avez eu un comportement qui a énervé votre interlocuteur
  2. Vous avez le pouvoir d’énerver votre interlocuteur
  3. Votre interlocuteur n’est pas responsable de ses émotions
  4. Votre interlocuteur ne semble pas savoir comment se calmer puisqu’il n’y a aucune demande claire dans la phrase.
  5. Votre interlocuteur vous attaque avec un “tu”, se sert de la culpabilité pour manipuler et vous avez plutôt envie de riposter
  6. Vous vous sentez peu reconnu individuellement dans le sens où vous avez déjà entendu la personne dire (souvent) : elle m’énerve, ceci m’énerve, tout m’énerve !
  7. La personne a donc visiblement un problème récurrent et utilise une voie inefficace pour le résoudre (peut-être parce qu’elle cherche les causes en dehors d’elle-même)

Bref, le “Tu m’énerves” n’est pas forcément une bonne façon de dire que l’on est énervé. Il s’agit d’abord d’une plainte et d’une victimisation qui met mal à l’aise autant qu’elle fait prendre conscience de la mauvaise place des responsabilité.

 

Nous sommes responsable de ce qui nous énerve ou pas

Que pensez-vous de la phrase ci-dessus ?

Dites-la à la première personne :

“Je suis responsable de ce qui m’énerve ou pas”

En bref, je suis responsable de mes ressentis. Et je suis aussi responsable de mes interprétations à l’origine de mes ressentis.

Je suis également responsable de l’identification des croyances ancrées en moi.

Exemple : On m’a répété encore et encore que les enfants étaient des manipulateurs, qu’ils voulaient prendre le pouvoir, qu’ils étaient perfides,…

Quand mon enfant se met en colère, je conclus qu’il essaye de prendre le dessus sur moi.

En réalité, et c’est prouvé scientifiquement, un enfant ne peut pas “faire semblant pour manipuler“. Cette intention et la planification sont trop compliqués pour son cerveau.

De plus, lorsqu’il ressent de la colère, la partie de son cerveau qui réfléchit est noyée sous l’émotion. Donc impossible de “fomenter” une stratégie…

Deux arguments qui prouvent qu’un enfant ne peut pas vous “chercher” sciemment.

En revanche, rien ne vous empêche de penser qu’il vous cherche. Et là, c’est le début du conflit à coup de “tu” qui tue : “Tu fais exprès” “Tu m’a mis en colère” “Tu me prends pour un imbécile”. Sauf, que cette ronde des “tu” ne mène nulle part… c’est une ronde ou un cercle vicieux dont le centre est le problème. La solution est ailleurs…(comme la vérité).

 

Le “Tu m’énerves” est donc stérile mais évocateur de nos croyances.

On peut  le remplacer par une formule plus juste et responsabilisante :

Je suis énervé(e) quand je vois les jouets éparpillés car j’ai besoin d’ordre.”

Avec cette expression, l’enfant ou l’adulte en face ne se sent pas agressé et chacun garde la responsabilité de ses émotions et de ses besoins.

C’est de la Communication NonViolente.

 

 

 

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