“Bêtise”, “caprice”, “sage”,…petite liste de mots à remplacer dans le langage éducatif

Les mots que l’on emploie dans le cadre de l’éducation ont une importance capitale. En effet, ils peuvent nourrir des croyances erronées qui provoquent des comportements qui dégradent les relations parent/enfant.

Pour plus d’efficacité au quotidien et afin de prôner la bienveillance éducative, Catherine Dumonteil-Kremer nous propose un petit glossaire aux grands effets dans son livre “une nouvelle autorité sans punition ni fessée”.

 

  • Au lieu de parler de bêtise, parlons de maladresse, d’exploration ou de demande d’attention

Une bêtise, selon le dictionnaire, est un acte dénué d’intelligence et de jugement.  Ce terme est par conséquent faux. L’enfant est un chercheur qui agit pour découvrir et tester son environnement. Cette expérience est indispensable à son développement. Parfois sa maladresse est amplifiée quand il cherche à satisfaire son besoin d’attention. (lire cet article)

  • Au lieu de parler de caprice, parlons de désir

Le caprice est perçu comme une envie irréfléchie, liée à une humeur changeante. Mais c’est là encore un jugement erroné. Ce que nous nommons “caprice” est un désir intense. Ou autrement dit, une expression émotionnelle qui demande à être écoutée, verbalisée et assouvie d’une façon bienveillance : en s’appuyant sur l’imagination des enfants par exemple ou encore par le jeu. Notons également que la résistance à la frustration est un entrainement comm vu dans cet article). (lire cet article)

  • Au lieu d’accuser l’enfant de nous chercher, accordons lui notre attention et voyons de quoi il a besoin 

Nous employons l’expression “tu me cherches” en évoquant une notion de provocation volontaire. Or, un enfant qui “cherche” un adulte, essaie d’obtenir son attention. Donc reformulons et prêtons l’oreille au message en supprimant notre interprétation d’intention de provocation. (lire cet article)

  • Remplaçons le terme de “discipline” par “auto-discipline

La “discipline” est utilisée dans le cadre scolaire pour contraindre à l’apprentissage. Elle est souvent accompagnée de sanctions et autres punitions, des moyens qui ne donnent aucun effet positif sur le long terme car ils créent de l’ancrage négatif autour de l’apprentissage et dégradent l’estime de soi des élèves. Catherine Dumonteil-Kremer propose de remplacer la discipline par l’auto-discipline, car elle implique la conscience de soi et elle s’acquiert par l’expérience et non par l’obéissance ou la soumission. (lire cet article)

  • Au lieu de dire “tu fais ton cinéma (ou ton cirque)“, disons “qu’est-ce que tu ressens ?

Quand on accuse un enfant de “faire son cinéma”, on lui suggère qu’il exagère et on nie son ressenti. L’émotion est alors enfouie jusqu’à ce qu’elle ressorte avec plus d’intensité, pouvant se transformer en tempête émotionnelle dévastatrice. Au lieu de cela, écoutons et validons l’émotion pour aider l’enfant à développer son intelligence émotionnelle (lire cet article)

  • Supprimons “sois sage” de notre langage

Quand on parle d’un enfant “sage”, on ne décrit pas ses compétences philosophiques ou sa grande expérience humaine…”sois sage” est plutôt une injonction pour que l’enfant se tienne tranquille afin de ne pas heurter l’adulte…il s’agit donc d’une tentative de soumission. (lire cet article)

 

 

“Une nouvelle autorité sans punition ni fessée” est disponible sur :

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