Non, un enfant n’a pas à obéir…

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Il est une expression qui a tendance à me hérisser le poil…c’est le cas de le dire.

“Mon enfant ne m’obéit pas…”

Qui se décline en question :

“Comment faire obéir son/mon enfant ?”

 

Revenons sur la définition d’obéir selon le Larousse :

 

  • Se soumettre à la volonté de quelqu’un, à un règlement, exécuter un ordre : Obéir à ses parents, à la loi.
  • Céder à une incitation, un sentiment, etc. : Obéir à ses instincts.
  • Répondre au mouvement commandé, fonctionner correctement : Les freins n’obéissent plus. Mes jambes refusent d’obéir.
  • Être soumis à une force, une action, une règle par une nécessité naturelle : Les corps obéissent à la pesanteur.

Notons les mots : Se soumettre, ordre, commandé, soumis, force,…

Bref, un champ lexical à des années-lumière de la bienveillance.

L’obéissance implique un rapport de force alors qu’un enfant a d’abord besoin de se sentir aimé, écouté et accompagné plutôt que contraint. Bref, éduqué et non soumis.

 

Maintenant, demandons-nous quelle est l’impulsion derrière cette injonction “obéis-moi” !

  • une tentative de rattrapage des frustrations liées aux humiliations infligées par autrui dans le présent ou dans le passé ?
  • un besoin de reconnaissance ou de se sentir respecté ?
  • un copier/coller de ce que nous avons vécu dans notre enfance ?
  • le poids du regard de la société et des “amis”, bons conseillers…
  • un stress qui déconnecte les fonctions supérieures de notre cerveau
  • une peur et un sentiment de danger qui nous poussent à attaquer ou à nous défendre

Que fait-on lorsqu’on n’exige pas l’obéissance d’un enfant ? On avance plus vite en favorisant l’épanouissement et l’autonomie de l’enfant.

En gros, quand on ne cherche pas à se faire obéir, on se connecte à l’enfant et cette connexion favorise son développement et la parentalité en général !

Et si nous sommes les seuls à ne plus utiliser le terme “obéir” dans notre entourage et qu’on entend des jugements, il suffit de se dire que ce que pensent les autres ne regardent qu’eux et que chacun fait son possible à son niveau, mais en restant persuadé que tout fonctionne bien mieux dans la bienveillance et l’empathie plutôt que dans la violence.

L’éducation n’est pas une guerre.

 

Pour résumer :

  • en supprimant le mot “obéissance” de notre vocabulaire tout le monde se portera mieux
  • en évitant de le chercher sur Google ou dans les livres/magazines on se portera mieux
  • en comprenant le fonctionnement du cerveau d’un enfant on comprendra que l’obéissance est incompatible avec un développement harmonieux (et on se portera mieux)
  • demandons-nous quels besoins nous poussent à vouloir être obéis ? Et quelle est la véritable demande à poser en face de ce besoin insatisfait. Là, on est dans le développement personnel.

 

Allez. Peace & love et… REPOS ! (non, je plaisante)

 

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