Que veut dire taper, pousser, mordre ? Décrypter les gestes de nos enfants
Comprendre le message derrière certains comportements de nos enfants permet de réagir avec plus d’efficacité et de bienveillance.
Même si ces actes peuvent nous paraître « violents » – comme le fait de mordre, taper ou pousser – ils révèlent souvent une tentative maladroite de l’enfant pour satisfaire un besoin précis qu’il n’arrive pas encore à formuler. Au lieu d’y voir une provocation, nous pouvons y voir un enfant dépassé par ses émotions.
Pour nous guider dans cette démarche, je vous propose de nous inspirer des informations précieuses que nous donne Mitsiko Miller dans son livre « Découvrir la parentalité positive ».
Voici un tableau pratique qui donne quelques clés de lecture et met en lumière les compétences à développer chez nos enfants :
Le décodeur des comportements difficiles
Cette grille de lecture est un formidable outil pour changer de perspective. Elle nous permet de passer d’une simple interdiction (« On ne tape pas ! ») à un véritable rôle de guide. En identifiant le besoin, nous pouvons accompagner l’enfant vers une meilleure gestion de ses relations et de ses frustrations.
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La théorie du Dr Siegel : Quand le cerveau de notre enfant « disjoncte »
Si l’enfant frappe ou mord, ce n’est pas par provocation, mais par pure immaturité neurologique. Explications avec la métaphore de la « maison à deux étages ».
Face à un tout-petit qui lève la main sur un camarade, la tentation est grande d’y voir un acte calculé. Pourtant, pour le Dr Daniel J. Siegel, neuropsychiatre et auteur du best-seller Le cerveau de votre enfant, la réalité est tout autre. Il compare le cerveau de l’enfant à une maison à deux étages en pleine construction :
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Le cerveau d’en bas (le rez-de-chaussée) : Il abrite l’amygdale, notre centre d’alerte. C’est le siège des émotions fortes (colère, peur) et des réactions primitives de survie (l’attaque, la fuite ou la sidération). Chez le jeune enfant, ce rez-de-chaussée est déjà totalement opérationnel et très réactif.
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Le cerveau d’en haut (l’étage) : C’est le fameux cortex préfrontal. C’est lui qui gère la logique, l’empathie, la prise de recul et le contrôle des impulsions. Le problème ? Cet étage est un vaste chantier dont les travaux ne s’achèveront qu’autour de 25 ans !
Que se passe-t-il quand l’enfant tape ou mord ? Lorsqu’il est submergé par une émotion (une grande frustration, une peur, ou même une forte envie d’entrer en lien), son « cerveau d’en bas » prend le contrôle absolu. Le Dr Siegel explique que l’enfant « disjoncte » : la connexion (l’escalier) vers le cerveau d’en haut est littéralement coupée. À cet instant précis, l’enfant est neurologiquement et physiquement incapable de faire preuve de logique, de verbaliser ou de retenir son geste. Son cerveau reptilien déclenche une réaction d’attaque (frapper, mordre) pour répondre à son besoin.
Comprendre cette mécanique change tout notre regard de parent. Une punition sévère ne fera qu’activer davantage l’alarme du « cerveau d’en bas ». Notre rôle est d’abord d’apaiser ce rez-de-chaussée émotionnel pour pouvoir, dans un second temps, aider notre enfant à construire de solides escaliers vers son cerveau d’en haut.
Pour illustrer cela et transmettre l’information aux enfants, voici une animation du Cerveau dans la main :
Source : « Découvrir la parentalité positive » de Mitsiko Miller est disponible sur :
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Mon fils de 22 mois mord ses camarades à la crèche (surtout son super copain Louis). Au début on pensait (avec l’équipe de la crèche) que c’était par jalousie ou par frustration (la puéricultrice s’occupe d’un autre enfant, mon copain ne veut pas me prêter le camion…). Mais maintenant on dirait qu’il mord par « défi », pour voir la réaction des adultes. Il se met à sourir lorsqu’on le gronde. Il sait très bien que c’est mal de mordre mais il continue. Que cela signifie-t-il selon vous? Merci
Bonjour Mathilde,
je me permet de partager avec vous mon expérience en tant qu’auxiliaire de puériculture qui travaille également en crèche. Sachez qu’un enfant qui sourit lorsqu’on le gronde ne le fait pas forcément « par défi » ( même si ça y ressemble beaucoup et que c’est très très frustrant !!! ), au cours de leur début de vie les enfant ont acquis des connaissances tirées de leurs expériences, parmi lesquelles la suivante, un sourire provoque souvent un sourire réponse. Un enfant qui se fait gronder va tout de suite ressentir un stress, la cause de ce stress est la colère de la personne qui s’occupe de lui, il faut donc ramener cette personne à de meilleurs sentiments, n’ayant pas la même perception que nous de la situation leur premier réflexe devant un cri peut être de sourire afin d’en obtenir un en retour et de faire cesser les cris. Nous en tant qu’adulte bien évidemment notre premier réflexe est de se dire qu’il le fait exprès voir même qu’il se fiche de nous, mais ce n’est pas forcément le cas. La morsure comme toutes les formes de violences est un moyen d’expression chez les enfants surtout lorsqu’ils ne sont encore en mesure de s’exprimer par la parole, lorsqu’un enfant fait une chose de la sorte nous l’isolons un peu, pas pour le punir mais en lui expliquant que son geste n’est pas possible, qu’il fait mal aux autres, qu’il faut qu’il apprenne à dire les choses autrement et qu’il restera un peu de son côté pour se calmer.
Ca n’est pas miraculeux et c’est souvent un travail sur le long terme, qu’il faut répéter, certains enfants sont même satisfaits de s’isoler car ils se retrouvent tranquille avec leur propre espace lorsque c’est ce besoin là qui est insatisfait comme le précise l’article.
Bonjour
Mon fils de 2 ans se roule au sol lorsqu il est contrarié. Ou lance se qu il a ds les mains ou se qu il trouve ,il le lance qd il est contrarié
Pourquoi ,que veux dire ses comportements et que puis je faire pour qu il arrete
Merci
Réaction normale pas facile de se faire gronder, parler lui fermement.je comprends que tu es fâché et en colère. Moi je préfère que tu fasses comme ceci …….. .fixer des limites non c est non et expliquer brièvement une fois le calme revenu.
Un enfant qui sourit quand on le gronde le fait souvent par stress et c’est une réaction de maladresse. Nous pouvons en tant que parent ressentir comme de la provocation.
Garder son calme, prendre le temps, surtout privilégier la personne blessée pour que l’enfant comprenne que l’attention n’est pas porté sur lui car il mord…. Bref plus facile à écrire qu’à faire j’en suis la première victime
Un enfant qui sourit quand on le gronde qui ne va pas bien. Le langage verbal est un langage émotionnel, donc l’enfant doit être capable de ressentir cette émotion compte tenu de leurs tranche d’âge. La peur, la surprise, la joie sont des choses humaines. Et l’enfant peut le ressentir…