5 astuces pour des repas zen avec les enfants

C’est parfois la guerre à table car les parents sont souvent stressés par le comportement des enfants qui réveille l’égo et des croyances trop extrêmes et généralisatrices pour êtes vraies. « Avec tout le mal que je me suis donné à faire le repas… » « Il ne m’écoute jamais », « Et en plus on va être en retard », « Il fait exprès »…

STOP !

Si nous regardons la situation sans juger, nous avons :

  • une assiette avec de la nourriture
  • un enfant
  • un parent

Derrière l’enfant, dans ces mécanismes d’action, nous trouvons des sensations et des émotions.

Ce sont d’ailleurs ces émotions et ce stress qui vous font peut-être élever la voix, exaspéré de voir qu’il ne mange pas et que c’est la guerre à chaque repas ! Encore une croyance erronée dictée par l’ego, cette petite voix lancinante qui vous rappelle que la vie est dure, que vous n’êtes pas à la hauteur, que vous aimeriez être ailleurs, que vous n’avez pas d’autorité.

Bref, vous avez compris, l’égo radote mais ne vous aide pas. De plus, il n’est pas très intelligent… Vous, oui ! Et en plus vous êtes intelligent émotionnellement !

C’est à dire que, grâce à vos neurones miroirs, vous avez le super pouvoir de l’empathie. À chaque fois que vous l’utilisez, vous pouvez vous connecter aux affects des autres et les comprendre.

Donc, revenons à notre situation :

  • une assiette avec de la nourriture (un peu refroidi depuis le début de l’article)
  • un enfant avec des émotions et des sensations
  • un parent empathique avec des émotions et des sensations
  • un petit chien qui attend les restes avec impatience (il dormait dans la scène suivante)

Ce parent empathique sait que le repas n’est pas un conflit ou tout le monde tire à petits pois rouges (une variété exotique). Il a confiance en l’enfant et en lui-même.

L’enfant a une jauge qui lui indique quand il a faim. Il a aussi une amygdale dans le cerveau qui lui coupe l’appétit s’il ressent de la peur ou de la colère,…comme c’est le cas dans une ambiance délétère.

Donc on respire. Une fois, deux fois, trois fois. Puis on sourit. Bienvenue dans un agréable moment autour d’un repas que l’on partage avec des personnes que l’on aime le plus au monde. Vous voulez vraiment être ailleurs ?

 

Passons aux astuces, même si l’ambiance est le point central de la stratégie des repas réussis.

 

  1. Accueillez les émotions de l’enfant sans le forcer
    « Tu n’as pas l’air d’humeur pour manger ces haricots verts »
    Si nous forçons un enfant à goûter un aliment ou à finir son assiette, nous nions son ressenti et rentrons dans un rapport de force. Mauvaise idée.
  2. Proposez des choix
    Placez une assiette vide devant votre enfant et proposez-lui de se servir ou de vous indiquer ce qu’il souhaite dans son assiette et servez-le (s’il est trop petit pour se servir). Quand l’enfant choisit, il est plus engagé dans l’action ! « Tu veux ceci ? Tu me dis stop quand la quantité te convient. »
  3. Cachez les bonbons et autres chips
    Le sucre et les aliments gras ou salés sont de véritables drogues pour le cerveau. Si les yeux les voient, le cerveau se focalisera dessus.
  4. Impliquez les enfants dans l’organisation et la préparation des repas
    Proposez plusieurs menus en fin de semaine précédente, allez au marché, touchez les fruits et légumes, faites participer les enfants à la confection des plats,… tout ceci a des vertus pédagogiques autant qu’éducatives (responsabilisation). Et c’est super plaisant !
  5. Evitez de figer la situation et ouvrez le champ des possibles  (oui c’est beau)
    « Tu n’aimes pas ceci pour le moment. Mais les goûts évoluent avec le temps. Tu gouteras quand tu seras prêt. » Cette affirmation est vraie. En généralisant et en répétant à qui veut l’entendre que votre enfant n’aime pas le chou-fleur, il y a des chances que la croyance soit définitive et colle comme une étiquette. Tout change, c’est le principe même de la vie. Kevin-n’aime-pas-le-chou-fleur n’existe pas.

 

Voilà, j’espère que ces quelques conseils vous seront profitables. Bon ap’ !

 

Inspiration :

« Parler pour que les tout-petits écoutent » de Joanna Faber et Julie King

 

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