2 BD pour comprendre et éviter les douces violences dans l’éducation

Pour réduire la violence éducative, il est important de comprendre de quoi nous parlons et où sont présentes ces violences (à la maternité, à la maison, à la crèche, à l’école, …).

Les violences éducatives ordinaires et/ou les « douces » violences sont un semble de pratiques basées sur une attitude et des expressions qui causent une forme de souffrance chez l’enfant (quel que soit son âge).

Comme le définit si bien le site de STOP-VEO

La Violence Éducative Ordinaire (plus souvent nommée « VEO »), est la violence (physique, psychologique ou verbale) utilisée envers les enfants à titre éducatif (corrections, punitions) communément admise et tolérée (« ordinaire »). Plus simplement : claque, fessée, tape mais aussi humiliation, chantage affectif et autres.

Se rangent par conséquent dans cette catégorie :

  • les cris
  • les humiliations
  • les coups
  • le chantage (« si tu ne fais pas ça,… »)
  • intimider/faire peur  (« le loup va te manger si tu ne dors pas »)
  • les moqueries (« T’es un gros cochon, regarde cette tâche »)
  • les punitions (« tu copieras 10 fois cette phrases »)
  • les menaces (« Tu vas me trouver ! »)
  • les étiquettes (« méchant.e ! »)
  • l’isolement (« Va dans ta chambre jusqu’à ce que tu sois calmé ! »)
  • les gestes forcés (« Laisse-toi faire, enfile ce manteau, vite ! »)
  • la privation d’attention
  • le harcèlement
  • les comparaisons (« ta soeur au moins, elle réussissait »)
  • ignorer/minimiser le ressenti

Il existe un certain nombre de « filtres » mentaux pour prendre conscience de cette violence que nous appliquons parfois par automatisme et parce que nous l’avons nous aussi expérimentée dans notre propre enfance (et peut-être encore maintenant en tant qu’adulte vis à vis de nos parents) en nous convainquant que ce n’est pas si grave (« je n’en suis pas mort.e »). Ces filtres nous permettent également de détecter la violence que d’autres infligent aux enfants et donc d’intervenir pour les protéger. Chaque action de notre part est essentielle pour repousser cette violence.

Ces filtres commencent tout d’abord par la connaissance des besoins de l’enfant. Ils sont exposés succinctement dans le livre de Christine Schuhl « Remédier aux douces violences » (éd. Chronique Sociale). Nous retiendrons les mots importants :

Sécurité affective, estime, relations fiables et stables, écoute, attention, respect, repères, émotions, cohérence, responsabilité, accompagnement,…

 

Il transparaît dans cet énoncé des besoins un mot évident : respect.

L’enfant est un être en construction, par conséquent fragile et innocent, et il mérite que nous respections ses ressentis, ses stades de développement, ses besoins de comprendre et d’apprendre, sa soif d’échange et d’interaction bienveillantes, …

Il est alors indispensable de lui laisser le temps de grandir et de lui offrir un cadre épanouissant et sécurisant.

L’empathie aide justement à cela puisqu’elle nous permet de nous mettre à la place de l’enfant et de considérer le monde à sa « hauteur » et selon son schéma de pensée.

Pour parvenir à cet exploit (car c’en est un), je vous recommande 2 livres :

Ce dernier nous offre des scènes du quotidien pendant lesquelles les douces violences sont présentes.

Voici 3 extraits :

 

Pour terminer, je souhaitais rappeler les quelques attitudes parentales incontournables (« remédier aux douces violences »).

 

  • Je reconnais l’enfant comme une personne à part entière.
  • Je le respecte.
  • Je lui donne des repères compréhensibles.
  • Je l’accompagne.
  • J’accepte ses refus.
  • Je lui laisse le temps de…
  • J’entends ses demandes.
  • Je l’encourage.
  • Je le regarde et le vois grandir.
  • Je m’émerveille de ce qu’il est.

 

Sources :

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