10 outils pour pratiquer une éducation positive

L’éducation positive est moins une méthode qu’une manière d’être (ou de devenir).

Cependant, l’utilisation d’outils permet d’accélérer la transformation. Je vous propose d’en découvrir 10.

Pour approfondir les sujets et trouver d’autres ressources, je vous invite à explorer les liens en cliquant sur les images et les hyper-textes.

Bonne lecture.

  1. Les besoins de l’enfant 
    Pas facile de pouvoir apporter une solution adéquate à un besoin qu’on n’a pas pu identifier chez l’enfant. Afin de faciliter cette quête du besoin, je vous invite à tester les pictogrammes qui apparaissent dans cet outil (mode d’emploi ici).
    Autre idée, apprendre à signer dès le plus jeune âge (voir cet article).
  2. Ecouter les émotions de l’enfant (et faciliter leur verbalisation)
    Pour faciliter l’expression émotionnelle de l’enfant, je vous propose plusieurs outils dans cet article. Le tableau de pleine conscience des émotions ci-dessous est aussi une excellente alternative.
    Ajoutons l’écoute active de Thomas Gordon qui est la meilleure façon d’écouter (et pas uniquement les enfants).
  3. La formulation positive
    La formulation positive consiste à dire ce qu’on attend de l’enfant plutôt que de lui signifier ce que nous n’acceptons pas ou ce qui est interdit. Cette façon de s’exprimer fait gagner du temps et de l’énergie à tout le monde (et simplifie la vie).
    « Marche doucement. » au lieu de « Ne cours pas ! »

    « Joue avec ces cubes » au lieu de « Ne touche pas à la prise »

    « Parle doucement » au lieu de « ne crie pas ! »

    « Reste de ce côté du trottoir » au lieu de « ne traverse pas ! »

    Plus généralement, remplacez les interdits par des règles. Vous trouverez des exemples de règles dans cet article.

  4. Les encouragements

    Pour renforcer positivement le comportement de l’enfant, il est important qu’il se souvienne de ce qu’il a fait et donc que quelqu’un le remarque verbalement avec une description.

    Ainsi, pour que l’enfant revoit mentalement l’action, il suffit de décrire ce que l’on voit. Cette marque d’attention va déclencher de la joie chez l’enfant. Cette joie déclenche la synthèse de protéines qui vont renforcer la gaine de myéline des neurones impliqués dans cette action et coder le passage de l’influx nerveux qui a permis cette action. L’enfant va donc plus facilement réitérer l’action réussie.

    Ainsi, un papa qui dit à son fils « J’ai vu comme tu as passé le ballon à Paul » va permettre à son fils de mémoriser l’action et de la reproduire.

    Voir cet article sur les 3 règles pour complimenter efficacement un enfant.

  5. Le lâcher prise
    Apprendre à lâcher-prise sur certains aspects de la parentalité est indispensable pour ne pas craquer en se focalisant sur la perfection (qui n’existe pas) et booster l’autonomie des enfants. Cet article est consacré au lâcher-prise.
  6. Le jeu
    Le jeu est un excellent moyen d’aider les enfants à s’épanouir tout en développant par exemple leur intelligence émotionnelle. Le jeu permet de restaurer l’équilibre, diminuer le stress et de resserrer les liens affectifs parents/enfants. Découvrez 10 idées de jeu dans cet article.
    Ajoutons le jeu stop & go très utile aux parents.
  7. Les choix 
    Pour guider un enfant et augmenter son engagement, inutile de lui ordonner de faire telle ou telle chose. Proposez-lui plutôt des choix limités : « Tu préfères enfiler ce pantalon vert ou ce jogging rouge ? » « On va à la voiture en sautillant comme des lapins ou en marchant comme des crabes ? » « Tu préfères te brosser les dents maintenant ou après avoir mis ton pyjama ? » Cette méthode apprend à l’enfant à prendre des décisions et à analyser leurs conséquences. Il gagne ainsi en autonomie.
    Il existe également un excellent outil de discipline positive qui se nomme la roue des choix.
  8. Les routines
    Les routines permettent de rendre autonome les enfants et de gagner du temps. Ainsi, fabriquez un tableau des routines du matin et du soir avec votre enfant et laissez-le progressivement « prendre la main » son organisation.
    Vous trouverez des idées pour la mise en forme des routines dans cet article.
  9. Parler moins montrer plus
    Les enfants nous observent et nous imitent. Ainsi, si nous leur crions dessus pour leur dire de ne pas crier, cela crée une légère confusion dans leur cerveau…hum…
    Donc, montrons l’exemple sur ce que nous voulons qu’ils “copient” et utilisons la communication non-verbale pour instaurer la confiance et la complicité.
    Voir cet article sur les exemples et cet article sur la communication non-verbale.

  10. La co-lecture
    Outre le fait de leur donner le goût du livre (pas en les mangeant hein!), la co-lecture est l’occasion de partager un moment d’attention, de partage et de développer le cerveau des enfants. Veillez à choisir des ouvrages bienveillants ou de discuter de situations qui le sont moins en incluant le ressenti des personnages avec des ouvertures comme “qu’aurait pu faire ou dire tel personnage pour éviter que son ami ne pleure ?” ou “qu’en penses-tu ?”.
    Les livres peuvent aussi servir par exemple pour annoncer l‘arrivée d’un frère ou d’une soeur, découvrir les émotions, rappeler l’amour inconditionnel, résoudre un conflit, etc.

11) Bonus (de Noël) : la CNV
La communication non-violente est un facteur d’épanouissement pour toute la famille. Voir l’article.

 

Bonus 2  : sourire 

Sourire est contagieux. Sourire influe positivement sur notre cerveau. Sourire diminue le stress. Sourire ajoute des touches de beauté dans la journée. Pensons-y.

Plus neuroscientifiquement parlant, le sourire et les émotions agréables en général facilitent l’apprentissage des enfants + voir cet article sur les neurosciences et l’apprentissage.

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