Un outil pour aider les enfants à lâcher prise face à leurs soucis et pensées négatives

Je vous propose de tester un outil qui agira sur le conscient et l’inconscient des enfants.

Il s’agit d’une astuce basée sur le principe de lâcher prise, symbolisé ici par le fait de gommer, couper ou déchirer un lien entre les problèmes, soucis et pensées négatives et les enfants.

Il y a deux manières de procéder :

  • en utilisant une feuille de papier sur laquelle apparaitra : la silhouette de l’enfant tracée au stylo de la couleur qu’il souhaite (demandez-lui d’écrire son prénom dessous), un espace carré ou rond délimité et tracé au stylo noir où le parent écrira les problèmes de l’enfant (ou l’enfant lui-même s’il en est capable), un trait au crayon à papier reliant la main non-dominante  de l’enfant et la liste de ses soucis. L’enfant, dès qu’il se sentira prêt à lâcher ses soucis, gommera le lien ou déchirera la feuille pour briser ce lien. La partie contenant la liste des soucis sera ensuite jetée à la poubelle.
  • en utilisant une boite en carton dans laquelle on enfermera la liste des soucis préalablement rédigée, une vraie ficelle qui sera entortillée autour de la boite pour la sceller, une paire de ciseaux. L’enfant tiendra le boite au dessus d’une corbeille puis de son autre main, coupera le lien afin que la boite tombe dans la poubelle.

Voici deux schémas pour illustrer ces deux versions :

 

Notez que la phase d’écoute et de rédaction des pensées et ressentis de l’enfant est essentielle dans cette technique. Si l’enfant préfère, il peut dessiner ces problèmes, ce qui sera encore plus efficace qu’une retranscription par le parent.

Je précise également qu’il ne s’agit pas d’enfouir les soucis ou de les faire disparaitre “par magie” mais cette étape de dissociation est primordiale car elle ouvre le champ de la réflexion libérée d’un trop gros affect.

Cette méthode a aussi pour vertu d’enseigner à l’enfant qu’il a la capacité d’enlever du pouvoir aux pensées difficiles qui créent des émotions désagréables. Ainsi, il devient acteur et observateur plutôt que victime de ses états intérieurs.

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