Les 8 sources de crises de colère des enfants (et les 8 parades possibles)

Nous avions vu dans un précédent article que demander la raison de sa colère à un enfant était inutile car son cerveau se trouvait dans un état qui ne lui permettait pas d’analyser et de raisonner, pour peu qu’il ait déjà acquis le vocabulaire nécessaire. Pendant une crise de colère, le cortex préfrontal, siège des fonctions supérieures du cerveau, est totalement déconnecté au profit du cerveau émotionnel.

Alors comment lui porter secours ? En commençant par s’interroger sur ce qui a déclenché la crise.

Pour cela, Solène Bourque, psychoéductrice, a listé plusieurs sources potentielles des crises de colère sur le site Naître et Grandir. Les voici :

 

  1. Quand un enfant ne peut pas faire ce qu’il souhaite (il fait face à une contrainte).
  2. Quand on l’oblige à faire quelque chose dont il n’a pas envie.
  3. Quand il est dépassé par un sentiment d’impuissance, de frustration, de colère, d’anxiété, de peur,…
  4. Quand il est fatigué, il a faim, il est excité,…
  5. Quand il ne réussit pas à faire quelque chose seul.
  6. Quand il manque de mots pour s’exprimer.
  7. Quand il manque d’attention et se sent mis à l’écart.
  8. Quand une émotion est restée coincée par rapport à un évènement récent ou pas.

Voici maintenant les parades possibles dont la première est le câlin car il a la vertu d’apaiser l’enfant et de le protéger dans ces moments de perte de contrôle où il pourrait se blesser.

  1. Verbaliser son ressenti : “Je vois que tu n’arrives pas à faire ce que tu souhaites.” “Tu ressens de la colère ?” “C’est dur, n’est-ce pas ?”
    Lui proposer de l’aide : “Je peux t’aider si tu veux.”
    Le guider et rappeler ses réussites : “Te souviens-tu comment tu avais réussi à faire ceci la dernière fois ? Et si tu essayais de la même façon.”
  2. Verbaliser son ressenti : “Oui, je comprends que ce soit déplaisant.”
    Jouer : “Comment rendre ceci amusant ?” “Tu crois que la culotte se met sur la tête ?”
    Proposer des choix : “Tu préfères prendre d’abord la douche ou te brosser les dents ?” “Que choisis-tu entre le pyjama vert et le pyjama bleu ?”
  3. Verbaliser son ressenti et lui demander où il ressent l’émotion : “À quel endroit de ton corps ressens-tu cette émotion ?” “Est-ce de la tristesse ?” “Quelle est son intensité ?”
  4. Subvenir à ses besoins : l’inviter à boire, à se reposer avec vous, à manger un fruit, à respirer…
  5. Lui proposer votre aide et/ou le guider vers un objectif à sa portée : “Commençons par grimper sur ce talus avant de s’attaquer à cette montagne. Ce sera un échauffement.” “Où pourrais-tu t’agripper pour garder l’équilibre ?”
  6. Proposer des mots ou opter pour un langage non-verbal : “Montre-moi ce que tu veux ? Est-ce ici dans la pièce ?” (voir aussi les pictogrammes des besoins)
  7. Offrir de l’attention exclusive et proposer des jeux/activités utiles : “Je vois que tu as construit cette maison. Peux-tu m’expliquer comment tu as fait ?” “Cette couleur sur ton dessin me fait penser à de la lavande.” “On danse ensemble ?” “Tu aimerais que je te raconte une histoire ?” “Voudrais-tu m’aider à arroser les plantes ?”
  8. Jouer avec des figurines ou marionnettes pour libérer la parole et débloquer l’émotion :  “Ce personnage semble avoir un problème. Qu’est-ce qui a pu le mettre dans cet état ? As-tu une idée ? Comment peut-on l’aider ?”

 

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