Plus d’écrans, moins de lecture : le QI baisse au niveau mondial

Le Quotient Intellectuel n’est certes pas représentatif de l’intelligence globale d’un individu. Il s’agit cependant d’un indicateur qui peut être suivi au cours du temps. C’est ce qui est fait régulièrement via une étude réalisée au niveau mondial. Ses résultats révèlent une baisse importante du QI, corrélée à plusieurs facteurs dont la prolifération des écrans et la baisse du temps de lecture.

Le magazine Le Point étaye et complète cette analyse évoquant les causes principales possibles :

“Deux éléments jouent dans la baisse singulière du QI. La visualisation massive des écrans entraîne des modifications cérébrales visibles, avec une diminution de l’épaisseur de la matière grise dans certaines zones du cortex, en particulier celle liée à la communication interhumaine et celle liée à la compréhension. Les écrans sont addictifs et les pays occidentaux associent télévision, Internet, jeux vidéo, réseaux sociaux et téléphone portable. L’OMS classe l’addiction aux jeux vidéo comme une maladie. Une majorité des jeunes regardent des écrans plus de six heures par jour.

En revanche, la lecture entraîne des réseaux neuronaux multiples et augmente l’intelligence. C’est probablement l’apprentissage de la lecture et son développement au cours du XXe siècle qui ont fait augmenter les QI. Le temps de lecture passé diminue de manière régulière en France, bien que les leaders de ce monde soient ceux qui lisent plus de 50 livres par an.”

Les bienfaits de la lecture sur l’intelligence émotionnelle

Outre le QI, la lecture a un effet positif sur l’intelligence émotionnelle.

Les scientifiques savaient déjà que la lecture activait des régions « classiques » du cerveau telles que l’aire de Broca et de Wernicke, impliquées dans la simple interprétation des mots écrits et du langage.

Les récentes découvertes permettent d’affirmer que ce ne sont pas les seules zones qui s’activent. La lecture active des zones relatives à une expérience réelle.

Ainsi, lorsque nous dévorerons un bon roman, nous « vivons » littéralement aux côtés des personnages du récit, éprouvant leurs sensations, leurs émotions et leurs mouvements.

Le cerveau ne fait aucune différence entre la réalité et la fiction. Ainsi, comme l’affirme le professeur Keith Oatley de l’université de Toronto, « la lecture produit une simulation vivante de la réalité ».

Grâce à la lecture, nous avons la possibilité de vivre des expériences vécues par les personnages de la fiction.
Le roman est un excellent moyen de comprendre la psychologie et les émotions humaines.

Le psychologue Raymond Mar, de l’université de York au Canada, a analysé 86 scanners de cerveau en concluant qu’il y avait un chevauchement entre les réseaux du cerveau impliqués dans la compréhension des histoires et les réseaux utilisés pour interagir avec d’autres personnes, incluant la capacité à comprendre le mode de pensée de notre interlocuteur.

 

Conclusion

Encourageons la lecture et, mécaniquement, le temps d’écran baissera.

Parallèlement, apprenons aux enfants à comprendre le mécanisme d’addiction des écrans pour mieux se réguler (et montrons-leur l’exemple).

Il serait aussi judicieux de laisser plus de place à l’ennui, propice à la créativité (voir cet article).

 

Voici maintenant 3 compléments pour ouvrir le débat.

Complément 1 :

Complément 2 :

Complément 3 :

 

Sources :

Le Point

The New York Times (ANNIE MURPHY PAUL)

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