“Mon enfant fait un caprice” ou “Mon enfant exprime une émotion” ?

La manière dont nous parlons de nos expériences influence notre niveau de stress et notre état d’esprit.

Quand nous disons : “mon enfant fait un caprice”, cela implique qu’il agit intentionnellement, qu’il tente de vous manipuler, de prendre le pouvoir, de vous faire plier…

Quand nous disons “mon enfant exprime une émotion (comme la colère)”, nous comprenons qu’il est en mode “survie” car l’émotion l’envahit et qu’il ne peut pas réfléchir et donc il est impossible pour lui de fomenter un vicieux complot contre son parent…

 

La première étape pour mieux vivre est donc de supprimer le mot “Caprice” qui est une pratique d’adulte car le cerveau dudit adulte est capable de prévoir, comme aux échecs (le jeu), plusieurs coups à l’avance pour remporter la partie… car il n’y a de gagnant ou de perdant que si nous considérons nos interactions avec les autres comme des rapports de forces. Sinon, il n’y a que des personnes qui tentent de collaborer entre eux. Du moins, si nous donnons de la consistance à cette idée, nous remarquerons que les situations de collaboration se multiplient. C’est la puissance de l’inconscient et du schéma interne de pensée et d’action (comme nous évoquions ici).

Pour le cas enfant/parent, nous avons d’un côté une personne au cerveau immature qui prend comme premier modèle sa figure d’attachement et essaye de survivre en lui faisant comprendre ses besoins (qu’il ne peut satisfaire en autonomie et qui déclenche des signaux émotionnels pour l’alerter) et d’un autre, un adulte au cerveau normalement mature qui peut réguler ses émotions, se mettre à la place de son enfant, se dissocier de l’émotion de son enfant pour garder son calme,… Cet adulte peut faire cela…uniquement s’il n’est pas envahi par des croyances négatives à propos des enfants qui manipulent, qui provoquent,… En gros, il s’agit de changer de filtre de vision du monde sans devenir des bisounours (bien que…) mais en considérant que les enfants ont besoin de nous et nous aiment et qu’ils n’ont pas d’intention maléfique à notre égard. D’ailleurs, nous, adultes, avons besoin de croire en l’humanité (dans le sens solidarité, bienveillance,…), alors, projetons cette image sur notre environnement et diffusons vers ceux qui nous entourent.

Nous voyons et agissons selon ce que nous croyons. Alors, révisons certaines croyances pour obtenir de nouvelles réactions qui nous conviennent mieux et contribuent au vivre ensemble.

 

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