Mon enfant a peu d’amis, c’est grave ?

le meilleur pour mon enfant Guillemette FaureNous continuons l’exploration du livre de Guillemette Faure, “le meilleur pour mon enfant” avec un thème qui inquiète de nombreux parents : les compétences sociales de leurs enfants.

Le nombre d’amis ne doit pas devenir une obsession.

Nous confondons souvent l’intelligence émotionnelle et la popularité. Comme la définit l’auteur,

“l’intelligence émotionnelle est la capacité à réguler ses émotions au sein d’un groupe, l’aptitude à lire celles des autres et à s’y adapter.”

Or, cette intelligence émotionnelle ne se chiffre pas en nombre d’amis d’un enfant. Elle se mesure surtout à la qualité des interactions.

De plus, la popularité actuelle ne présage pas d’une vie future meilleure. Pour preuve cette étude menée auprès d’un groupe de 180 ados de 13 ans pendant 10 ans. Ceux considérés comme les plus “cool” à 13 ans s’avéraient à 22 ans avoir 45% de plus de comportements à problèmes que les autres. Cette tendance s’explique par une course à la popularité via des démonstrations extrêmes pour impressionner (voir cet article sur les objectifs mirages des ados).

Comment apprendre à vivre ensemble ?

L’école n’est pas forcément le meilleur endroit pour apprendre à dire “nous” plutôt que “je”.

J’ai particulièrement retenu cette citation de Yann Algan :

En France, deux tiers des élèves n’ont jamais travaillé en petits groupes, sur des projets collectifs, alors que pour construire une société moderne, il faut développer ces compétences.

Les parents ont leur rôle à jouer dans le développement des compétences sociales.

Guillemette Faure donne quelques pistes intéressantes :

– pour minimiser la peur de l’échec pour intégrer un groupe, vous pouvez expliquer à votre enfant que même les enfants populaires sont refoulés une fois sur quatre à leur première tentative. Et qu’un échec n’est jamais définitif. C’est surtout une chance de recommencer.

– vous pouvez également l’aider à visualiser le processus d’intégration du groupe. Cet entrainement mental lui permettra de se rejouer plusieurs fois la scène dans la tête et lui donnera confiance avant de passer à l’acte. Justement, quel est ce processus d’intégration ?  Il existe un rituel pour que les enfants se fassent accepter dans un groupe : l’enfant s’approche, sourit, imite ses semblables, rentre dans le groupe et ce n’est qu’ensuite qu’il propose ses idées de jeux ou ses règles.

– pour favoriser l’émergence des réflexes sociaux, invitez votre enfant à proposer de partager son goûter ou encore, demandez-lui de vous aider dans les tâches ménagères. 

– pratiquez des jeux coopératifs : vous en trouverez de nombreux en suivant ce lien.

– les sports collectifs constituent un environnement propice aux échanges.

– les orchestres et les chorales : l’harmonie dépend du rôle de chacun et surtout, le tout est plus important que la somme des parties.

– dans les fratries, ne pas intervenir systématiquement dans les conflits (bien que les règles doivent être établies et respectées pour la sauvegarde de l’intégrité physique et morale). 

– l’empathie : elle peut se développer de nombreuses façons. La plus simple est de commencer par rendre curieux votre enfant du point de vue des autres. Pour déclencher cette curiosité, posez cette question : “A ton avis, que se passe-t-il dans sa tête ?”. Les histoires dans les livres sont également un excellent support pour imaginer les pensées et émotions des personnages.

– la gratitude : elle s’exprime par un mot magique “merci”. Les enfants qui prennent l’habitude d’exprimer leur gratitude sont plus heureux et appréciés par leurs pairs.

– apprenez-lui à s’excuser et à réparer (voir cet article).

gratitude

D’autres ressources :

Vous pouvez apprendre à votre enfant l’optimisme ! C’est un vecteur de bien-être et de réussite sociale. Cet article vous expliquera comment procéder.

La communication non-violente : c’est un cadeau inestimable pour votre enfant et pour notre société en général. Cet article y est consacré.

La gestion des émotions : voici des outils pour vous y aider.

Enfin, montrez l’exemple ! Les neurones miroirs sont un outil fabuleux. 🙂

“Le meilleur pour mon enfant” de Guillemette Faure est disponible sur Amazon.fr  et chez votre libraire préféré.

 

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