L’encouragement par le regard : une astuce essentielle dans l’éducation

Avant de comprendre les mots, nos enfants perçoivent nos attitudes et notre regard. Quand nous leur faisons les gros yeux, quand nos yeux se plissent car nous sommes joyeux, quand ils s’écarquillent de peur, quand nous les regardons avec amour,… tous ces signaux sont perçus par l’enfant avant de cerner notre discours. 

Le regard est un flux de connexion entre le parent et l’enfant. Nous pouvons donc y glisser de nombreuses informations : nos intentions, nos émotions, nos encouragements,…

D’ailleurs, l’enfant recherche naturellement ce regard, dès tout-petit. Puis en grandissant lorsqu’il se lance dans l’exploration du monde. Ce regard est un repère pour lui. Mieux, une balise !

Le parent a par conséquent ici un fabuleux outil pour encourager (ou décourager) l’enfant de continuer à tester telle ou telle expérience.

Avec la prolifération de écrans et autres sources d’inattention au présent, notre regard d’adulte a tendance à quitter la vie qui se déroule devant et autour de nous au profit de distraction numérique ou de projections mentales dans le futur ou le passé. Alors les enfants font tout pour rétablir la connexion. Même si ce tout implique de choquer l’adulte. Mieux vaut un regard réprobateur que pas de regard du tout.

Par ces lignes inspirées d’un article du magazine Psychologie Positive N°33, je souhaitais donc attirer votre attention afin que vous cultiver cet art du regard. 

Et je termine en partageant avec vous une astuce empruntée à Tina Brayne Bryson et offerte par l’auteure Solenne Roland-Riche :

“Quand notre enfant est en colère, son cortex préfrontal est débranché. Il ne comprend plus les mots utilisés par l’adulte mais seulement le ton de sa voix, son regard et sa posture : l’adulte est-il pour lui menaçant ou rassurant ? Du coup, elle conseille pour aider un enfant en colère à se calmer (si les circonstances le permettent bien sûr) de s’agenouiller (voire de s’allonger dans le cas d’un tout-petit) afin que notre regard soit SOUS celui de l’enfant puis de lui parler en chuchotant. Le cerveau de l’enfant capte que votre regard est sous le sien, il ne vous voit plus comme une menace. Son cortex préfrontal peut alors se rebrancher et vous allez pouvoir sereinement chercher une solution respectueuse pour tous : lui, vous ET la situation.” Source : Psychologie magazine N°33

 

 

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