Les disputes devant les enfants : 4 règles à connaitre pour les éviter au maximum

Le film d’animation suivant décrit de manière symbolique le ressenti d’un enfant dont les parents se disputent. C’est le sujet de cet article.

Même si la bienveillance est notre philosophie, nous ne pouvons parfois pas éviter les conflits au sein de notre famille. La psychologie positive nous a cependant enseigné que les disputes entre parents pouvaient causer des dégâts psychologiques profonds chez les enfants. Notamment si l’enfant assiste à des explosions de colère, d’insultes voire de violences physiques et s’il se sent responsable, en étant par exemple inclus dans les arguments de l’un ou des deux parents. Dans les disputes, la forme est donc importante et la résolution encore plus car nous sommes des modèles pour nos enfants qui seront eux-aussi confrontés à des discordes avec leurs pairs.

Je vous invite à découvrir 4 règles pour limiter au maximum les disputes ou éviter qu’elles ne dégénèrent. Elles sont issues du livre de Bruce Feiller « The secret of happy families »  et s’appuient sur des études scientifiques et des avis d’experts. J’y ai rajouté des liens et des conseils.

 

  1. Être conscient des heures sensibles

    Il y a en effet des heures sensibles dans le déclenchement des conflits. Elles correspondent à des pics de stress : avant de partir au travail le matin et après le retour à la maison sont les deux principales périodes à risque. Pour le premier cas, c’est le stress du retard qui prédomine. Pour le second cas, c’est par exemple le stress ressenti à la perspective d’une seconde journée de travail qui commence (les tâches ménagères).
    Conseils :
    – revoyez l’organisation : vous trouverez des idées dans cet article : 10 astuces pour des matins sans stress pour toute la famille
    – répartissez les tâches : mettez en place un tableau des tâches où chacun a un rôle. Ceci permettra à chacun de se sentir utile et de contribuer au mieux-être de toute la famille.
    – adoptez des techniques anti-stress comme la cohérence cardiaque.
    – laissez le stress au travail : voici une technique pour cela

  2. LE mot à éviter (et ceux à privilégier) :

    La manière dont nous nous exprimons pèse énormément dans le déclenchement d’un conflit et dans sa durée. James Pennebaker, psychologue à l’université du Texas affirme que les couples qui utilisent préférentiellement le « je » et le « nous » au lieu du « tu » ont une meilleure harmonie. Le « tu » favorise en effet les reproches, accusations et autres actes/pensées de déresponsabilisation.
    Conseil : 
    – formez-vous à la communication non-violente de Marshall B. Rosenberg

  3. Longueur des échanges :

    Dans les conflits, seules les premières secondes comptent, le reste n’est que répétitions et escalade de la violence. Donc, il est essentiel de savoir se retirer après les premiers arguments/reproches échangés. Place aux solutions. Et il est impossible d’en trouver lorsque nous sommes en colère (notre cortex préfrontal est déconnecté).
    Conseil : 
    – faites pause et retirez-vous en demandant à discuter lorsque chacun aura retrouvé son calme.
    – pensez à un lieu refuge apaisant (et respirez profondément)

  4. Le langage du corps :

    S’il n’y avait qu’un seul geste à éviter pour éviter les conflits, ce serait rouler des yeux. Ce signe d’exaspération et de mépris allume la poudre canon…
    Autres gestes à éviter :
    – gigoter sur sa chaise (ou bouger la jambe sans s’arrêter)
    – soupirer/souffler
    – raidir son cou
    Pour faciliter l’apaisement et faire baisser les tensions, essayez ceci :
    – penchez-vous en avant
    – souriez beaucoup
    – hochez la tête
    Conseils : 
    – entrainez-vous devant un miroir à adopter des attitudes anti-conflits
    – observez et imitez les personnes qui communiquent sans violence autour de vous

Après une dispute :

La dispute a eu lieu :

  • expliquez à votre enfant ce qui s’est produit (les faits) en insistant sur le fait qu’il n’est pas la cause de cette dispute
  • rassurez-le sur les sentiments d’amour que vous éprouvez toujours
  • n’énoncez pas de justifications/d’excuses pour ce conflit (mauvaise journée, évènements imprévus, manque de sommeil,…)
  • ne niez pas le désaccord, ne faites pas comme s’il ne s’était rien passé

Si la violence est omniprésente au quotidien, n’hésitez pas à vous faire rapidement assister par un professionnel. Certaines situations sont impossibles à régler sans l’intervention d’un tiers neutre.

 

Sources :

« La force de l’optimisme » de Martin Seligman

« The secret of Happy Families » de Bruce Feiler

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