Comment formuler une demande auprès d’un enfant

Faire une demande à un enfant ne consiste pas à le manipuler.

Il ne s’agit donc pas de lui mentir, de faire du chantage, de menacer, reprocher,… mais d’être suffisamment clair pour que l’enfant comprenne ce que nous attendons. Ce constat est d’ailleurs valable pour les adultes aussi !

La première étape de cette demande est d’attirer l’attention de l’enfant. Cela commence donc par une demande mais pas forcément verbale :

  • on peut se mettre à son niveau
  • lui sourire
  • lui faire un signe
  • poser une question sur l’activité qu’il est en train de faire
  • lui toucher doucement l’épaule ou le bras
  • dire le prénom de l’enfant

Ce qu’il est nécessaire de cerner est que si l’enfant perçoit du danger (comme quand nous lui parlons sous le coup de la colère), il sera lui-même automatiquement sur la défensive. Son amygdale cérébrale sera active (siège du cerveau émotionnel). Il ne sera pas donc prêt à accéder à notre demande mais plutôt à se protéger. Et s’il accède à notre demande, c’est qu’il a peur (réflexe de survie) ou qu’il est conditionné car il a déjà subi des punitions ou des cris lorsqu’il n’a pas accédé à la demande de l’adulte.

Le but d’une demande est de stimuler la motivation interne de l’autre et non la motivation externe.

 

Les 3 vertus d’une demande efficace 

Une demande efficace a 3 qualités :

  • claire
  • directe
  • précise

Claire : “Je veux/ je souhaite que tu ranges ta chambre” cette phrase est une demande claire. L’enfant sait ce qu’on attend de lui (ranger) même s’il ne sait pas comment . Afin de clarifier encore plus, nous pouvons faire un schéma ou montrer ce que nous attendons en commençant à le faire avec l’enfant. Dernier point et non des moindres : le cerveau des enfants ne comprend pas la négation donc formulons positivement.

Directe : “J’aimerais que quelqu’un range la chambre” est une formulation indirecte alors que “Kellian, peux-tu ranger ta chambre” est une formulation directe.

Précise : Les deux phrases précédentes ne sont pas précises. La précision signifie que nous détaillons ce que nous voulons dire par “ranger”. “J’aimerais que les jouets soient mis dans la grosse boite bleue, que les jeux de société soient rangés dans l’armoire (première étagère) d’ici à ce que l’horloge soit ici (montrer une heure ou inviter l’enfant à activer un timer)”.

Afin d’encadrer les demandes, il est judicieux de créer des “règles” auxquelles l’enfant pourra se référer. Et cela évite de tout réexpliquer à chaque fois.

 

Quand nous demandons nous pouvons aussi réactiver la mémoire de l’enfant :

“Te souviens-tu par quoi tu as commencé le rangement la dernière fois ?”

Cette astuce est d’autant plus pertinente si nous avons renforcé positivement le comportement de l’enfant dans le passé en remarquant ce qu’il a réalisé avec succès.

“Je suis satisfait.e de la façon dont tu as rangé ta chambre. Je vois que tu as mis les jouets de même couleur ensemble ! Je trouve que c’est astucieux ! Oh, tes habits sont pliés. Merci ! “.

 

Le fichier PDF est à télécharger ici.

Inspiration : “Le décodeur de la manipulation” de Yves-Alexandre Thalmann

 

 

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