Comment aider les enfants à s’aimer (et éviter les comportements auto-destructeurs)

Je souhaitais évoquer avec vous un sujet qui me semble crucial : comment aider les enfants à s’auto-considérer, à faire preuve d’auto-compassion et à éviter ainsi les comportements auto-destructeurs dans leur vie.

Pour cela, nous nous appuierons sur un article de Marina Kravosky du magazine Cerveau&Psycho (mai 2019).

Les comportements d’auto-destruction impliquent de se montrer intolérant avec soi-même, de se dévaloriser en cas d’échec, de se critiquer régulièrement, de s’infliger des douleurs au lieu de s’encourager, de faire preuve de patience et de s’aimer… une définition qui ne vous est peut-être pas étrangère.

L’auto-destruction provient d’un manque d’estime de soi dans son sens noble : s’accepter tel que nous sommes et se traiter comme un ami bienveillant.

Cette tendance à l’auto-destruction aurait pour racine l’éducation que nous avons reçue :

  • niveau d’exigeance élevé de la part des parents
  • pression psychologique et maltraitance physique

Ces deux facteurs provoquent de l’anxiété et rendent vulnérables à la dépression. Ils alimentent aussi un juge intérieur cruel et implacable et des ruminations mentales récurrentes.

 

L’auto-compassion a été analysée scientifiquement et le résultat est limpide : “Elle est une source de bienfaits à la fois personnels et interpersonnels. Elle renforce l’équilibre émotionnel sans nuire à la volonté de s’améliorer. Elle facilite aussi nos relations avec les autres.”

En effet, l’auto-compassion est indissociable de la compassion envers autrui. Après tout, nous ne pouvons pas donner ce que nous ne possédons pas.

 

Comme mesurer notre niveau d’auto-compassion ?

La psychologue Kristin Neff a développé une échelle pour mesurer l’auto-compassion. Voici quelques affirmations extraites du test complet qui se trouve ici (en anglais).

Forte auto-compassion 

  • j’essaie de voir mes défauts comme inhérents à la condition humaine
  • quand quelque chose me contrarie, j’essaie de garder un certain équilibre émotionnel
  • j’essaie d’être compréhensif/ve et patient/e envers les aspects de ma personnalité qui me déplaisent

Faible auto-compassion

  • quand j’échoue quelque chose, je suis envahi(e) par le sentiment de ne pas être à la hauteur
  • quand je me sens déprimé, j’ai tendance à croire que la plupart des gens sont plus heureux que moi
  • je réprouve et me reproche mes défauts et mes limites

 

L’auto-compassion guérit

L’auto-compassion permet de guérir physiquement et mentalement. Etant donné qu’elle diminue le stress et la potentialité des émotions désagréables, notre santé s’améliore.

Du point de vue psychologique, elle permet de retrouver notre équilibre après une épreuve difficile (résilience).

“Quand les personnes maltraitées dans l’enfance comprennent qu’elles ne sont pas responsables ni de leurs gènes, ni de leur environnement, elles commencent à se débarrasser de leur sentiment de honte et à prendre leur avenir en main.”

 

Comment développer l’auto-compassion ?

Pour nourrir l’auto-compassion, il s’agit de devenir notre meilleur ami en tant qu’adulte. Dans l’éducation, il s’agira de montrer à l’enfant que nous l’aimons inconditionnellement afin qu’il apprenne lui-même à s’aimer.

J’avais créé une fleur de l’auto-compassion que j’ai le plaisir de partager avec vous. Elle contient quelques actions à mener et à transmettre.

Quant à l’amour inconditionnel, voici un article à lire.

 

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