3 étapes pour lâcher-prise et mieux vivre sa parentalité

Commençons par une légère mais essentielle distinction entre lâcher-prise et laisser-faire.

Ici, nous évoquons le lâcher-prise temporaire et salvateur et non le laisser-faire laxiste et nocif pour l’autonomie et l’équilibre des enfants.

Nous, adultes, avons parfois du mal à temporiser pour diverses raisons comme un excès d’orgueil et une envie impérieuse de sortir vainqueur d’une opposition parent/enfant n’existant pas réellement mais issue d’une interprétation erronée des intentions de nos enfants… Nos réactions figées sont aussi nourries par notre passé plus ou moins lointain et des blessures encores vives.

Bref, lâcher-prise est un acte chargé d’un lourd symbolisme. Lourd ? Si l’on veut. En fait, il est plus judicieux de penser « légèreté et « souplesse ». Les problèmes ont l’importance qu’on leur donne, après tout.

Ainsi à légèreté et à la souplesse, j’ajourerait la confiance (dans l’issue positive d’une situation avec le temps et dans la capacité à évoluer de nos enfants) matinée de patience.

Certes, mais comment procéder concrètement pour lâcher-prise ?

Suivons les conseils de Bénédicte Péribère et Solenne Roland-Riché dans leur livre « Les 50 règles d’or de l’éducation positive ».

 

  1. Dédramatisons

    De nombreux comportements inappropriés sont dûs à l’immaturité de nos enfants et ce sont là des phases normales d’apprentissage et de construction de leur personnalité. Les peurs par exemple. Regardez ce tableau qui permet d’en décrypter l’origine.
    Notons aussi que l’opposition n’est autre que de l’affirmation (voir cet article) !
    Votre enfant a besoin d’être sécurisé pendant la nuit ? Rassurez-vous, cette nécessité disparaitra peu à peu.
    Alors, relativisons et dédramatisons en nous informant sur les stades d’évolution de l’enfant et leurs besoins, ce qui nous évitera de culpabiliser et de nous sentir impuissant.

  2. Oublions la perfection et la compétition

    La perfection est un mythe. Les parents parfaits sont des personnages de fiction. Ils vivent dans un pays enchanté mais malheureusement pas réel (dans le sens où cette forme de magie n’est pas présente dans notre vie quotidienne).
    Alors, faisons de notre mieux, renseignons-nous lorsque nous ne comprenons pas, adaptons-nous, piochons des idées qui nous aident à avancer, restons connectés avec nos émotions, travaillons à la résolution de nos problèmes, pas à pas, un instant après l’autre…et encourageons nos efforts ! Cette attitude humaine sera, de plus, profitable à nos enfants qui n’auront pas l’épée de Damoclès de la perfection au-dessus de la tête et seront donc plus résilients et bienveillants avec eux et les autres.

  3. Envisageons d’avoir tort ou de ne pas tout savoir

    Préférez-vous être heureux ou avoir raison ? Difficile de concilier les deux ! Il faut parfois reconnaitre que nous n’avons pas agi correctement. C’est ainsi que nous changeons et progressons en développant notre créativité et notre souplesse.
    Il est marrant de constater aussi que les enfants possèdent beaucoup de solutions en eux ! Il suffit de les observer et de modifier nos pas de danse pour nous synchroniser (avec une bouffée d’innocence et de légèreté). Exemple : ils adorent jouer alors nous pouvons utiliser le jeu et l’humour pour mieux collaborer avec eux ou les faire participer de façons ludique à l’élaboration des règles de la maison. Car c’est bien cela le but : les guider et les accompagner pour qu’ils s’accomplissent et s’épanouissent. Et cela implique qu’il devienne autonome, ouvert et responsable.

Alors, prêt à lâcher prise ?

 

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