Outil : présenter des excuses à un enfant pour guérir le lien

Je souhaitais attirer votre attention sur une attitude que nous empêche parfois notre orgueil ou notre colère encore vive : présenter des excuses à un enfant.

Lorsqu’un enfant a été blessé moralement ou physiquement par un de nos comportements d’adulte, nous pouvons lui demander pardon. C’est une forme de courage que de procéder ainsi mais c’est aussi (et surtout) profondément humain.

Car les erreurs sont indispensables au processus d’apprentissage mais quand elles font souffrir autrui (et soi par culpabilité), il est judicieux de présenter des excuses pour continuer à avancer en soignant le lien.

J’ai intitulé cet article “outil” car pour moi, il s’agit vraiment d’un outil de résilience et d’harmonie. Une erreur reste une erreur lorsqu’elle n’est pas réparée ou quand nous n’en retenons rien pour ajuster nos actes.

De plus, savoir que nous pouvons demander pardon à autrui implique que nous nous positionnons dans une logique générale de collaboration et que nous alimentons une intention de mieux vivre ensemble.

Présenter des excuses et demander pardon sont aussi des actes qui apprennent aux enfants comment s’améliorer dans le rapport aux autres et accepter notre vulnérabilité sans rentrer dans le jeu pervers du gagnant/perdant ou “J’ai raison”/ “Tu as tort”.

Demander pardon ou présenter des excuses n’est donc pas “perdre un combat” puisqu’il n’y a de combat que si nous nourrissons cette idée.

La sincérité de cette démarche est aussi un atout dans l’apprentissage émotionnel car l’acte de demander pardon suit l’identification, l’accueil et la verbalisation d’une émotion comme la culpabilité.

 

Dernières réflexions sur le sujet : il n’y a pas de contrainte temporelle dans le fait de demander pardon même s’il est préférable de réagir vite. Demander pardon peut guérir les blessures d’autrui avec des années d’écart. Il s’agit de faire la paix avec un passé qui parasite peut être encore le présent.

Notons aussi que la personne qui entend les excuses n’est pas forcée de les accepter ou peut le faire plus tard.

 

Peur finir, voici les lignes qui ont inspiré cet article. On les doit à Catherine Gueguen :

“Un enfant respectera beaucoup plus les adultes s’ils ont été capables de reconnaitre leurs faux pas.

Il est toujours possible de dire “Je suis désolé. Je regrette de t’avoir dit cela, de t’avoir menacé, puni, giflé,etc. J’étais très énervé et je n’ai pas pris le temps de réfléchir. Je ne souhaite plus me comporter comme cela.”

L’essentiel est de le reconnaitre, de ne pas persévérer dans ces erreurs et de pouvoir en parler. L’enfant imitera alors l’adulte en ne s’effondrant pas quand il se trompera. Ce sera pour lui une occasion de mieux se comprendre, d’apprendre et de repartir.”

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