Mon enfant n’aime pas perdre ! 7 astuces à tester

Un enfant qui fait une crise de colère parce qu’il a perdu à un jeu de société n’est pas une situation inhabituelle.

Ce qui est important dans un premier temps est d’éviter de lui coller l’étiquette de « mauvais joueur » et se moquer de lui (ou lui imposer des exclamations de victoire qui amplifieront sa déception).

Le fait de ne pas gagner à un jeu est source d’émotions désagréables chez l’enfant et comme son cerveau n’est pas suffisamment mature (jusqu’à 5/6  ans environ), il est submergé par l’émotion et s’expose à une tempête émotionnelle.

Plus profond encore, considérons que la vision binaire de perdant/gagnant dans un jeu risque d’alimenter un esprit de compétition qui poursuivra peut-être l’enfant dans sa vie (y compris à l’école). Cette compétition ressentie peut s’accompagner d’une exigence démesurée de résultats « par rapport » aux autres. Ainsi la motivation à agir sera toujours conditionnée par le désir d’être premier ou bien classé et non par un désir de progresser et de mener des actions selon ses propres valeurs et préférences.

Notez que l’inverse est également vraie : si l’enfant subit une exigence de résultats relatifs aux autres dans le milieu scolaire et sportif, il aura cette approche dans les jeux de société aussi. Ce qui gâchera son plaisir simple de jouer et avec les personnes qu’il aime.

Afin de l’accompagner et d’améliorer l’expérience de jeu, nous pouvons opter pour des astuces telles que celles-ci :

  1. Bannir les mots « perdant » et « gagnant ». N’évoquer que des joueurs. Et dire « nous jouons « ensemble » et non « l’un contre l’autre ».
  2. À la fin de la partie, tout le monde remercie pour ce super moment passé ensemble.
  3. Favoriser les jeux coopératifs (qui développe aussi la cohésion dans le groupe).
  4. Adapter les règles si un jeu est trop basé sur la compétition (en intégrant par exemple des aides mutuelles)
  5. Mettre en place la jauge d’amusement : si l’amusement est au rendez-vous, on continue. Sinon on peut arrêter (voir en dessous de cet article pour télécharger l’outil).
  6. Eviter le dénigrement des autres en cas de « victoire ». Au lieu de cela, celui qui remporte une partie peut remercier les autres pour avoir partagé ce moment ludique.
  7. Evoquer la progression dans les compétences de jeu ainsi il n’y a pas de « défaite » mais juste de l’entrainement et de l’expérience cumulée : « oh, tu es arrivé.e plus loin que la dernière fois dans cette partie ! »

 

Voici la jauge d’amusement pour indiquer le ressenti pendant un jeu (à télécharger au format PDF ici) :

 

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