Mon enfant de 2 ans s’oppose : 10 astuces pour réagir sans violence

« NON NON NON NON NON, je veux pas ! »C’est la (crispante) période du NON. Une période où l’enfant prend conscience qu’il est lui-même, différencié de ses parents, qu’il a ses pensées, ses goûts, ses émotions, … Alors, il s’affirme mais sans aucune volonté de provocation car cet élan répond à un besoin : celui de clamer qu’il a sa propre personnalité et qu’il existe. Légitime n’est-ce pas ?

Cette période d’affirmation débute entre 18 et 21 mois et elle s’achève vers 3 ans. C’est le temps qu’il faut à son cerveau encore immature pour se structurer et se « cabler » (connexion entre les neurones) afin de s’adapter à son environnement en fonction de ses nouvelles perceptions.

Mais cette maturation du cerveau est loin d’être terminée car la partie émotionnelle est toujours prioritaire jusqu’à 7/8, âge où la raison commence à parvenir à réfléchir et à mieux réguler les vagues émotionnelles.

Ces étapes sont naturelles bien que la phase d’affirmation (je préfère ce mot à opposition) soit difficile à vivre pour les parents.

Heureusement, il existe des « astuces » qui répondent au besoin d’affirmation de l’enfant tout en facilitant l’harmonie familiale.

C’est Marie Costa qui nous en suggère quelques-unes dans son livre « 100 idées pour éviter les punitions ». Je me suis permis de les compléter :

  1. Reconnaitre le NON de l’enfant : Au lieu de crier plus fort que l’enfant « OUI TU VAS LE FAIRE ! » en faisant les gros yeux (une façon de « conditionner » par la peur et de lui montrer qu’en tapant du pied et en gueulant, il obtiendra ce qu’il veut aussi), nous pouvons reconnaitre qu’il ne veut pas faire ce que nous souhaitons qu’il fasse : « Ok. Je comprends que tu ne veuilles pas faire cela comme ça. » Puis d’enchainer avec « Comment voudrais-tu le faire ? » . Les enfants peuvent trouver leur « OUI » caché derrière le « NON » pour agir.
  2. Fixer des limites (ou des règles) : « Tu te rappelles la règle quand tu es fâché.e avec quelqu’un  ? » « Oui : le dire ou m’éloigner au lieu de taper ». Les règles sont des repères pour agir et vivre en communauté. Rappelons-les régulièrement et autorisons l’enfant à réparer ses erreurs.
  3. S’approcher, se baisser pour être à sa hauteur : un adulte qui sermonne un enfant peut le dominer de toute sa hauteur. Un adulte qui tente d’établir le dialogue s’accroupit et cherche le contact visuel pour capter l’attention nécessaire à la compréhension. À ce moment-là, il s’agira de deviner ce qu’il se passe en lui et de le verbaliser. En entendant son émotion reconnu, il se calmera naturellement (ça + l’attitude d’écoute contribuent à une meilleure collaboration)
  4. « Je veux faire seul » : pas de problème ! Si l’enfant veut agir en autonomie, laissons-le tant qu’il est en sécurité. Et si vous êtes press.é.e par le temps, proposez-lui de l’aider à faire une partie de sa tâche (et invitez-le à vous aider si vous êtes vous-même en retard). Échange de bons procédés sous forme de travail d’équipe !
  5. Chanter : quand nous chantons, le stress s’évapore et cela nous empêche de crier. Ainsi, un « non » se changera en un « oui » comme par magie. Vive la musique !
  6. Inverser les rôles : demander à l’enfant de vous guider en guise de jeu : « Je fais ce que tu me dis de faire ». Cette inversion des rôles développe l’empathie et satisfait le besoin de contrôle.
  7. Proposer des choix : au lieu d’imposer avec force,  nous pouvons proposer des choix à l’enfant et l’inviter à proposer ses propres solutions.
  8. Faire parler une marionnette ou une peluche : encore une astuce ludique qui consiste à animer un jouet, à le faire parler, etc. Peut-on dire « non » à une vache en peluche qui parle ?
  9. Utiliser des outils qui responsabilisent : un sablier par exemple est un bon outil pour favoriser l’autonomie d’un enfant. C’est lui qui l’active et vaque à ses tâches.
  10. Remarquez tout ce que votre enfant réalise avec brio : nous avons une fâcheuse tendance à ne remarquer et critiquer que ce que l’enfant fait mal (de notre point de vue) alors qu’en appuyant sur ce qu’il réalise correctement, il le reproduira plus facilement et le mémorisera plus aisément.

 

Source : “100 idées pour éviter les punitions”

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