Le comportement des enfants est un message

Afin de garder notre calme face aux comportements des enfants, nous pouvons nous repéter la phrase suivante :  « le comportement de mon enfant est un message »

C’est ce que nous explique Daniel Siegel dans son livre « le cerveau qui dit oui » avec un texte à lire et relire en cas de découragement passager :

 

« Permettez-nous de vous rappeler une vérité essentielle que nous nous efforçons personnellement d’avoir toujours à l’esprit : dans votre rôle de parent, vous devez vous concentrer totalement sur l’instant présent. Certes, vous êtes en train de mettre en place chez votre enfant des compétences qui l’accompagneront toute sa vie. Mais la seule manière de le faire, c’est dans le présent, ici et maintenant.

Nul besoin de vous inquiéter aujourd’hui de ce que deviendra votre enfant à 15 ou 20 ans. Cela ne sert à rien : il se sera tellement développé d’ici là ! C’est maintenant qu’il faut encourager chez lui les compétences du Cerveau du Oui, pour qu’elles soient disponibles à l’avenir. Nous sommes des spécialistes du développement, que nous avons étudié avec rigueur, et pourtant nous avons eu la surprise d’observer des bonds développementaux chez nos enfants en l’espace de quelques semaines ou de quelques mois ! Résistez, donc, à la tentation de vous inquiéter de voir certaines difficultés s’installer pour toujours, que ce soit l’égoïsme, les problèmes de sommeil, le pipi au lit, les crises, la panique face aux devoirs, ou autre.

Votre fille ne mordra plus ses camarades à son entrée au collège. (Sinon, venez nous voir !) Ce ne sera plus difficile pour elle de rester assise à table. Et elle ne se montrera plus sourde aux émotions et aux envies de son entourage. Au lieu de vous projeter dans un lointain futur et de craindre le pire, concentrez-vous sur des périodes plus restreintes, le semestre ou l’année scolaire en cours. Si vous aimez les livres, pensez en termes de paragraphes, de pages et de chapitres. Laissez quelques mois à votre enfant pour traverser la phase en question, ce chapitre de sa vie, et soyez conscient que, tant que vous serez là pour l’aimer, le guider, lui enseigner des choses et lui apporter une présence régulière, il s’en sortira et il apprendra ce dont il a besoin pour s’épanouir.

Gardez à l’esprit que le comportement est un message.

Ces actes qui nous déplaisent sont en train de nous dire de la part de leur auteur : « Aide-moi ! J’ai besoin d’apprendre des compétences dans ce domaine ! »

Même si vous ne voyez pas votre enfant se comporter de manière respectueuse, bienveillante et attentionnée comme vous aimeriez qu’il le fasse, résistez à la tentation d’en tirer une conclusion définitive et résignée sur son caractère à venir. Rappelez-vous au contraire qu’il va grandir et évoluer, et efforcez-vous aujourd’hui de l’aider à développer son empathie et son altruisme. Bien sûr, ces qualités concernent l’avenir, car elles lui seront utiles en grandissant, mais il n’en demeure pas moins que votre attention doit se porter sur le moment présent. Ce sont les interactions que vous avez aujourd’hui avec lui qui lui permettent d’apprendre. »

 

Retenons qu’un comportement déplaisant pour nous implique que l’apprentissage et le développement de l’enfant ne sont pas terminés, qu’il a besoin d’être écouté et guidé, qu’il a besoin d’avoir des modèles cohérents à imiter.

Ce point de vue est un véritable entrainement pour nous, adultes. Il implique de ne pas s’évertuer à supprimer le comportement problématique mais plutôt d’enseigner avec bienveillance les compétences manquantes.

 

Pour plus d’inspiration, je vous conseille la lecture du « Cerveau qui dit oui » de Daniel Siegel disponible sur

 

 

 

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