Les garçons ne pleurent pas…

Les garçons n’ont pas le droit de pleurer. 

Les garçons doivent être forts. 

Les garçons n’ont pas le droit de pleurer.

Car c’est un signe de faiblesse.

 

Je pensais que ce discours avait presque disparu. Pourtant, non.

On entend encore cela.

Et des garçons étouffent leur tristesse, la transforment en colère, s’isolent, perdent le contact avec leurs émotions et leurs besoins.

Car pleurer, dans le cadre de la tristesse, est un appel à l’aide pour autrui en même temps qu’un système d’auto-régulation émotionnel.

Alors, que se passe-t-il lorsqu’on s’en prive ?

Au fil du temps, on cache ce qui nous rend humain à autrui, on triche, on affiche un masque, on s’assèche et on se fendille de l’intérieur. Comme un désert sous un soleil de plomb, nous devenons arides. Et les orages explosifs n’améliorent pas cette situation, au contraire,… car la colère est aussi une émotion. Elle essaye de nous réparer, de nous défendre,…, de nous préserver.

Cette colère est “virile”, elle, peut-être, si nous reprenons le discours initial et ses sous-entendus sexistes. À la limite, elle est acceptable mais elle n’est pourtant pas là dans son rôle principal. La colère cache la tristesse. Et la tristesse est toujours là pourtant.

C’est ainsi que des injonctions et croyances erronées comme “ne pleure pas”, “les garçons ne pleurent pas”,… détruisent notre part d’humanité. Cette part que nous avons pourtant besoin de connaître car c’est grâce à elle que peut émerger l’amour et l’empathie.

L’amour pour soi. L’amour pour les autres.

Sans tristesse, point de liens sincères.

C’est pour cela que les garçons doivent pleurer. Que les humains doivent pleurer. C’est dans notre nature. Les émotions sont des parties de nous de la naissance à la mort.

Alors, écoutons cette émotion, laissons-la s’exprimer, voyons ce qui la déclenche, quel est le message,…et c’est ainsi que nous autoriserons la joie. Car sans tristesse, pas de joie authentique non plus.

Et n’oublions pas que nous ne pouvons pas sortir d’un endroit dans lequel nous ne sommes pas rentrés : accueillir une émotion, c’est entrer dans cette émotion et l’accueillir, pour mieux en sortir.

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