Faut-il se forcer à jouer avec son enfant ?

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Se forcer à jouer ? Isabelle Filliozat souligne l’incongruité de cette question et nous donne des pistes de réflexion (et d’action).

Peut-être sommes-nous trop stressés ou inquiets pour pouvoir nous concentrer sur le jeu de notre enfant. Ou bien, ce manque de motivation pour jouer n’est-il pas issu du propre comportement de nos parents ? N’ont-ils pas fait naitre des pensées qui visaient à tourner le jeu comme une activité stérile où on ne fait pas d’effort, une perte de temps, une régression ?

Et si nous profitions de notre rôle de parent pour nous rappeler des meilleurs aspects du jeu, réécrire notre passé, offrir ce dont nous avons manqué à nos enfants et en tirer une philosophie pour notre propre vie. Réapprenons à jouer !

Car le jeu permet de :

  1. profiter de moments de partage et de complicité avec son enfant.
  2. accorder son attention au moment présent loin des ruminations mentales et du stress.
  3. goûter à la joie de cette activité libératrice et ainsi changer l’affect de nos souvenirs.
  4. faire preuve d’inventivité pour adapter et diversifier le jeu (ainsi on développera aussi notre créativité).
  5. renvoyer une image de notre enfant en train de jouer via nos descriptions verbales afin qu’il se construise.
  6. dépister les forces de notre enfant car c’est dans le jeu que la vraie valeur d’un Homme se révèle
  7. renforcer les liens d’affection : “j’aime te regarder jouer” “jouons ensemble”.
  8. établir des dialogues “fictifs” qui aideront les enfants à parler de leurs expériences et des émotions qu’ils ont ressenties avec un recul propice à l’expression.
  9. adopter la devise épanouissante de Marshall B. Rosenberg : “ne faisons rien si ce n’est pas un jeu”.
  10. évoquer plus souvent la notion de jeu pour s’entrainer à voir le verre à moitié plein. Un “amuse-toi bien” est un excellente encouragement à l’optimisme pour un enfant qui entre à l’école (je le pratique depuis des années avec mon fils).

Ensuite, j’ai un truc à vous donner si vous n’avez toujours pas l’étincelle :

Faites comme si vous adoriez jouer. Comportez-vous comme si le jeu était votre seconde nature. Commencez par sourire et agissez comme un joueur. En pratiquant ainsi, votre corps influencera bientôt vos pensées et vous plongerez dans le grand bain sans vous en rendre compte !

C’est le remède anti-blocage par excellence !

 

Je laisse la parole à Isabelle Filliozat. Amusez-vous bien. 🙂

 

 

Sur ce thème, nous évoquerons bientôt cet ouvrage de Lawrence Cohen : “Qui veut jouer avec moi ?”

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