Commenter nos actes pour ne pas surprendre l’enfant (douce violence)

Moucher un enfant sans l’avertir, nier son émotion, le forcer à finir son assiette,…

Vous avez été très nombreux à réagir à une illustration de Bougribouillon sur les douces violences .

Réactions qui allaient de la critique (parfois agressive), à l’approbation en passant par des questionnements sur comment faire pour remplacer ces douces violences.

Afin de répondre à cette dernière question je vous invite à lire l’avis d’Estelle Piffre, auteure du livre “Regarder l’enfant comme un Être en devenir” :

“Un bébé a, quelque se soit l’endroit où il se trouve, besoin que l’adulte qui l’accompagne l’entoure de gestes délicats, qu’il prenne son temps en le soulevant, en le manipulant. Il est extrêmement sensible à tout ce qui lui arrive, à tout ce qu’il sent et ressent. Ses yeux observent, ses sens enregistrent, son cerveau retient. Il comprend ou comprendra mes choses avec le temps à condition que la possibilité lui en soit donné.

Le temps des soins est un moment privilégié dans lequel, l’adulte doit considérer le jeune enfant comme un véritable partenaire dans leur relation. Il doit ainsi accueillir ses manifestations émotionnelles et pulsionnelles en instaurant un climat de confiance indispensable.”

 

L’auteure nous précise que ces instants d’intimité sont le terreau de la sécurité affective et l’estime de soi de l’enfant.

Comment instaurer ce climat de confiance ?

En pratique, Estelle Piffre nous offre 5 préconisations de base :

  • Inciter l’enfant à se tourner pour capter son regard lorsque nous prononçons sont prénom : “Elodie, je vais te prendre dans mes bras pour changer ta couche”
  • Soulever légèrement son bras pour glisser notre main derrière sa tête afin qu’elle soit soutenue : “Je vais te soulever. Voilà…”
  • Commenter ce que nous faisons ou allons faire : “Je te repose sur le sol maintenant”
  • Lui présenter différents objets utilisés : “Je vais enlever ta couche et t’en mettre une autre.””Je vais t’essuyer avec ce coton humide”
  • Coopérer : “Peux-tu lever tes jambes pour que je puisse t’essuyer ?”

 

Comme vous pouvez le noter, il s’agit de commenter, d’annoncer, d’agir avec douceur, d’inciter à la collaboration,… et d’éviter les rapports de force.

 

Pour aller plus loin, je vous invite à lire :

 

 

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