Vaincre l’intimidation : une vidéo pour aider les enfants à s’affirmer
L’intimidation est un fléau qui ronge silencieusement l’estime de soi. Face aux moqueries, aux regards méprisants et aux insultes répétées, il est facile de finir par croire que l’on ne vaut rien, comme l’illustre le personnage de Maude dans le court-métrage « Sketch atelier : Un pas vers l’affirmation de soi ».
Pourtant, sortir de ce cercle vicieux est possible. En s’inspirant de l’atelier présenté dans la vidéo de la chaine Respect Mutuel , voici les étapes clés à mettre en pratique pour cultiver l’affirmation de soi.
1. Briser le miroir déformant de l’intimidation
La première conséquence de l’intimidation est souvent la perte totale de confiance en soi. Dans la vidéo, lorsque le psychologue demande à Maude d’écrire ses qualités, sa feuille reste blanche. Elle a intériorisé les insultes de ses harceleuses (la traitant de « niaiseuse » (« idiote ») ou de « déchet »).
La première étape consiste à reconnaître que la vision des intimidateurs est fausse. Vous n’êtes pas ce qu’ils disent de vous. Il est crucial de commencer, même difficilement, à identifier ses propres forces, indépendamment du regard toxique des autres.
2. La préparation : L’exercice du miroir
L’affirmation de soi ne s’improvise pas, surtout lorsque l’on est fragilisé. Le psychologue propose un outil puissant : l’entraînement devant un miroir.
Cet exercice a deux fonctions :
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S’habituer à sa propre voix : Oser dire les choses à haute voix.
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Ancrer des vérités positives : Répéter des phrases comme « J’ai confiance en moi, je mérite d’être respecté(e) et je peux réussir » permet de reprogrammer son cerveau pour accepter sa propre valeur.
3. La stratégie d’approche : Diviser pour mieux s’affirmer
Affronter un groupe entier d’intimidateurs est souvent voué à l’échec et peut s’avérer dangereux. La vidéo suggère une approche stratégique : aborder les personnes individuellement.
Il est plus facile d’avoir une conversation d’égal à égal avec une seule personne dans un couloir, loin de l’effet de meute qui encourage les comportements toxiques.
4. La communication non-violente : Utiliser le « JE »
Comment s’adresser à la personne qui nous fait du mal ? L’erreur classique est d’accuser (le fameux « TU qui tue »).
L’atelier propose d’utiliser le « JE » pour exprimer son ressenti sans agressivité. La structure proposée est efficace :
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Exprimer le sentiment : « Je me sens diminuée/triste/en colère… »
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Décrire le comportement problématique : « …lorsque tu me regardes comme ça et que tu me dis … »
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Questionner calmement : « Pourquoi continues-tu à me manquer de respect ? Je ne t’ai rien fait. »
Cette approche pacifique oblige l’autre à faire face aux conséquences de ses actes sans se sentir immédiatement attaqué.
5. Les deux priorités face au harcèlement
La vidéo conclut sur une distinction fondamentale entre deux priorités d’action :
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Priorité 1 : Tenter l’affirmation pacifique. C’est la première ligne de défense. Oser dire « Stop, je mérite le respect » est un acte fondateur pour soi-même.
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Priorité 2 : Chercher de l’aide extérieure. Si, après une ou deux tentatives d’affirmation calme, le comportement persiste, il ne faut pas insister seul. Il est impératif de se tourner vers un adulte de confiance (enseignant, directeur, parent, intervenant). Ce n’est pas un aveu de faiblesse, mais une mesure de sécurité nécessaire.
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