Les « Douces Violences » selon Christine Schuhl : Repenser nos postures quotidiennes
Le concept de « douce violence » nous oblige à regarder là où nous ne regardons plus : dans les détails de nos routines et habitudes, dans la rapidité de nos gestes et dans l’automatisme de nos paroles et de reproduction de ce que nous avons peut-être vécu dans notre enfance. Théorisées par Christine Schuhl, ces micro-violences ne sont pas des actes de maltraitance volontaire, mais des « points de bascule » où l’organisation prend le pas sur l’humain.
Identifier ces moments est la première étape. Pour transformer durablement nos pratiques, il est essentiel de disposer d’outils concrets.
Le tableau ci-dessous dresse un état des lieux des situations à risque et propose, pour chaque « douce violence » identifiée, une alternative respectueuse de l’intégrité de l’enfant.
Le fichier PDF est à télécharger ici.
Pourquoi cet outil est essentiel ?
Ce tableau ne doit pas être perçu comme un jugement, mais comme une boussole pour les professionnels et les parents. En mettant en parallèle le geste réflexe et l’alternative consciente, il permet de :
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Sortir de l’automatisme : Redonner du sens et de la valeur à chaque soin et chaque interaction.
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Sécuriser l’enfant : Un enfant prévenu et considéré est un enfant dont le cerveau est disponible pour explorer et apprendre. Comme l’explique Christine Schuhl, la sécurité affective est le socle de tout développement.
La bientraitance comme ligne de conduite
La bientraitance n’est pas un état acquis, c’est une dynamique. En utilisant ce tableau comme support de réflexion, on s’autorise à observer ses propres failles avec bienveillance pour mieux ajuster sa présence auprès de l’enfant.
L’objectif final est simple : faire en sorte que l’enfant ne soit plus jamais « transparent » aux yeux de l’adulte mais considéré, protégé et respecté.
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