La réparation : un outil de responsabilisation et de confiance en soi pour petits et grands

Nous commettons tous des erreurs. D’ailleurs, sans elles, il est impossible d’apprendre et de progresser.

Si nos erreurs sont sanctionnées, moquées ou font l’objet de punitions, cela peut emmener à les dissimuler pour éviter la culpabilité, à ne plus rien tenter (absence d’esprit d’initiative) et au final à manquer de confiance en soi ou à se sentir impuissant face à la vie.

Pire, ne pas assumer ses erreurs est la porte ouverte à une déresponsabilisation et à des accusations à outrance :

« J’ai renversé ce verre par ta faute »

« Si tu ne m’avais pas énervé, je n’aurais pas crié »

Bref, notre attitude face aux erreurs est un excellent sujet d’introspection, de développement personnel et d’éducation.

En discipline positive, Jane Nelsen et Lynn Lott nous invite à considérer un outil fabuleux face aux erreurs de nos enfants (et aux nôtres) : la réparation.

Cette réparation s’articule autour dé 3 étapes :

  1. Reconnaitre l’erreur ou l’émotion
    Lorsque nous prenons la décision d’être responsable d’une erreur que nous avons commise et des émotions que nous ressentons (« J’ai ressenti du stress » à la place de « Tu m’énerves »), nous évitons la culpabilité. En procédant ainsi en tant qu’adulte, nos enfants nous imiteront aussi.
  2. Réconcilier en demandant pardon
    On peut demander pardon pour réparer une erreur ou certaines relations mises à mal par une communication trop sévère ou irrespectueuse.
    Il est aussi possible de SE pardonner pour nos erreurs. Si nous sommes nos propres meilleurs amis, les épreuves de la vie sont plus faciles à surmonter.
  3. Résoudre le problème
    Résoudre un problème ou réparer une erreur revêt potentiellement plusieurs aspects :
    – Remplacer ou réparer un objet cassé (ou compenser avec une autre action)
    – Présenter oralement ou écrire nos sincères excuses pour guérir une relation
    – Adopter une action corrective comme une nouvelle habitude (comme le fait de se lever plus tôt le matin afin d’éviter le stress qui nous fait perdre nos moyens)
    Nous pouvons guider les enfants vers la résolution adéquate d’un problème en leur proposant des choix. Cette astuce favorise aussi une meilleure collaboration parent/enfant.

Pour conclure, je vous recommande de tester ces 3 étapes pour une nouvelle approche de l’erreur et un levier de développement de la confiance en soi.

 

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Vous-aussi, vivez une parentalité positive ! Rejoignez le mouvement ! 🙂