Gros mots chez l’enfant : Comment réagir avec bienveillance

Il arrive un jour où l’inévitable se produit : votre enfant prononce un gros mot. Que ce soit par imitation ou pour d’autres raisons, ce moment peut être déstabilisant. Voici une approche bienveillante et éducative pour transformer cet incident en opportunité d’apprentissage.

1. Gardez votre calme et évitez la surréaction

La première règle d’or est de ne pas surréagir . Pour un enfant, voir son parent perdre son sang-froid ou, au contraire, essayer de cacher un rire est extrêmement captivant. Si l’enfant perçoit que le mot déclenche une réaction spectaculaire, il sera tenté de recommencer pour tester ce « pouvoir » .

Le conseil en plus : Avant de gronder, interrogez-vous sur votre propre langage. Les enfants sont des éponges et reproduisent souvent ce qu’ils entendent à la maison.

2. Expliquez le sens et l’impact des mots

Plutôt que d’interdire sans expliquer, engagez le dialogue. Demandez à votre enfant s’il connaît la signification du mot qu’il vient d’employer.

  • Donnez du sens : Expliquez-lui calmement ce que le mot signifie.

  • Parlez d’empathie : Expliquez que certains mots peuvent blesser les autres et qu’ils ne favorisent pas une communication respectueuse .

3. Remplacez l’interdit par des règles et des substitutions

L’interdiction pure et simple rend souvent le mot plus tentant à prononcer. Pour briser ce cycle :

  • Utilisez des mots de substitution : Proposez des alternatives amusantes. Au lieu d’un gros mot, suggérez de dire « Pizza », « Mercredi » ou « Merlan » . La surprise et l’aspect ludique aideront l’enfant à mémoriser cette nouvelle habitude.

  • Établissez des règles de vie : Plutôt que de dire « C’est interdit », définissez les mots qui sont acceptables selon les circonstances.

4. Comprenez la cause (colère, douleur, stress,…)

Les gros mots sont souvent des soupapes de sécurité pour des émotions fortes comme la colère ou la douleur physique. Des études montrent d’ailleurs que jurer peut aider à réduire la perception de la douleur . Si l’enfant est en colère, aidez-le à trouver d’autres stratégies pour exprimer ce qu’il ressent sans passer par l’insulte.

5. L’astuce du « Défouloir »

Pour évacuer la pression, vous pouvez instaurer un rituel familial : les 5 minutes de défouloir . Mettez de la musique forte et, pendant un temps limité, tout le monde est autorisé à dire tous les gros mots qu’il souhaite en dansant . Cette parenthèse permet de faire baisser le stress et renforce la cohésion familiale, tout en maintenant un cadre le reste de la journée .

Retrouvez l’intégralité de ces conseils dans la vidéo originale : Comment réagir quand un enfant dit des gros mots

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