Quand le contact physique est vécu comme une douleur par l’enfant

Nous décrivons souvent les bienfaits des câlins et des contacts physiques bienveillants notamment dans le développement du cerveau des enfants . Les contacts ont aussi pour vertus de renforcer la confiance en soi et de consolider le lien affectif. Les enfants qui en manquent sont fragiles et il n’est pas rare qu’ils en recherchent, même violents, en provoquant des conflits.

Il existe cependant certaines situations plus complexes pour lesquelles le contact physique est inconfortable voire même douloureux. Dans son livre “Le toucher, un besoin vital”, Marijke Sluijter évoque notamment les prématurés, les enfants exposés à trop de sollicitations et des cas de troubles du spectre autistiques. Respecter cet inconfort et ne pas contraindre au contact est la première étape empathique que mènera l’adulte.

Afin que les enfants profitent néanmoins des bénéfices du toucher, l’auteure conseille de privilégier des massages progressifs par l’intermédiaire d’un gant découpé dans un tissu doux (soie, flanelle,…) ou via une poupée de chiffon. Dès qu’ils seront prêts, ces objets de transition laisseront place au véritable contact peau-à-peau.

 

Un des effets des massages peut être troublant puisqu’un enfant massé est susceptible de pleurer. La cause de ces pleurs provient de la libération de la mémoire du corps et des traumatismes. Les émotions imprègnent le corps et une tristesse ou une frustration peut donc tout-à-coup “déborder”.  Le comportement de l’adulte sera alors de rester au contact de l’enfant afin que toute l’émotion se débloque. Les pleurs doivent donc aller à leur terme naturellement pour que l’enfant se sente mieux et puisse prendre plus tard la parole sur l’évènement à l’origine du ressenti (s’il est accessible dans ses souvenirs). La rationalisation et la narration corrigeront l’affect de la mémoire et le parasite disparaitra peu à peu, faisant disparaitre aussi des symptômes physiques (comme des maux de ventre, des tocs,…).

Il est primordial de ne pas essayer de stopper ces larmes car elles sont nécessaires à la guérison, à la diminution du stress et au retour à l’équilibre et la sérénité.

 

Source : “Le toucher, un besoin vital” de Marijke Sluijter 

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