Quelques informations essentielles à connaître à propos des pleurs des enfants

Nous, adultes, réagissons de différentes façons face aux pleurs des enfants. Ces réactions sont souvent liées à des croyances plus ou moins erronées, la culpabilité, la peur du jugement d’autrui ou nos propres blocages émotionnels.

Il me semblait donc important de relayer des informations plus précises sur les pleurs. Elles sont issues d’un article du Cercle Psy de mai 2018.

 

  • Les pleurs sont sont l’un des principaux motifs de consultation chez les spécialistes, pédiatres et psychologues en tête.
  • Les enfants « sages », sous-entendus « qui pleurent peu » ne vont pas forcément bien (voir cet article).
  • Les pleurs des enfants ne sont pas nécessairement liés à l’insatisfaction d’un besoin physiologique comme la faim ou le sommeil. La majorité des cas, les pleurs viennent traduire un besoin d’être pris dans les bras d’un adulte, d’être rechargé en nourriture affective, d’être réconforté.
  • Les pleurs sont aussi un moyen pour l’enfant se décharger de son stress ou de ses fortes émotions. Un enfant peut donc pleurer même s’il est pris dans les bras. Les larmes humaines contiennent de l’adrénaline et de la noradréanile (substances liées au stress). Cette évacuation contribue à atténuer l’excitation du système nerveux sympathique pour retrouver le calme. Cet effet est également valable pour les adultes. Pleurer permet de rétablir l’équilibre dans le corps. Les personnes qui pleurent peu accumulent du stress toxique pour leur santé.
  • Pleurer n’est pas un acte « calculé » ou volontaire : c’est le cerveau émotionnel de l’enfant qui est aux commandes, pas son cortex préfrontal. Parler de caprices est donc faux. De même que penser que les pleurs sont un moyen de communication conscient. Ce n’est pas le cas. Les pleurs des enfants sont des réactions automatiques, incontrôlables et non dirigées.
  • La fonction essentielle des pleurs implique donc qu’il faut les accompagner et surtout pas essayer de les réprimer ou de divertir l’enfant pour qu’il cesse de pleurer. Voici ce qu’Aletha Solter conseille :
    « Prenez l’enfant dans vos bras. S’il a les yeux ouverts, regardez-le dans les yeux. Tenez-le calmement, sans le secouer ni le bercer. Respirez à fond et détendez-vous. Dites-lui : « Je vais rester avec toi. Tu peux pleurer si tu veux. ». Caressez doucement ses bras ou son visage pour le rassurer sur voter présence physique. Restez avec votre bébé et continuez à le tenir tendrement jusqu’à ce qu’il cesse de pleurer lui-même ».
    Consoler un enfant ne veut donc pas dire faire cesser ses pleurs. C’est simplement être là et les accompagner avec bienveillance et douceur.
  • Les enfants qui parviennent à pleurer à satiété pleurent moins fréquemment et dorment mieux car le stress s’évacue et le corps s’apaise.

 

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