Parentalité ludique : transformez les ordres, les reproches, les menaces et le chantage en défis positifs !

 

Les enfants ne sont pas des soldats (et nous ne sommes pas leurs supérieurs). Les ordres ne sont donc pas un mode de communication qui leur correspond. Et puis, donner des ordres à un enfant, c’est oublier qu’ils sont capables de réfléchir et de choisir. Et je leur souhaite de pouvoir continuer à réfléchir et choisir le plus possible dans leur vie.

Les chantages ne sont pas non plus des techniques pérennes pour collaborer avec nos bambins. Aimez-vous en faire l’objet en tant qu’adultes ? « Si tu fais ceci, tu auras… ».

Quant aux menaces, c’est le même principe. Elles déclenchent de la peur des représailles et non de l’adhésion volontaire.

Ajoutons que menaces, chantage et ordres sont des armes qui blessent alors qu’il existe des outils pour mieux collaborer.

Le défi positif par exemple.

Se lancer des défis est motivant (et amusant). Les enfants adorent les relever et gagnent en confiance quand ils les valident. Evidemment, il va s’agir de défis à leur portée. Le but est surtout de jouer.

Alors, comment s’y prendre pour s’appuyer sur ces fameux défis positifs ?

Le livre « Parler pour que les tout-petits écoutent » de Joanna Faber et Julie King nous offre quelques pistes concrètes :

 

Au lieu de dire :

« Regarde ce désordre. Tu es censé mettre tes vêtements sales dans le panier à linge. »

Dites plutôt :

« Combien de secondes penses-tu qu’il te faudra pour jeter tous tes vêtements sales dans le panier à linge ?  20 ? Oh, cela m’étonnerait. Ah moins que tu n’utilises ta super vitesse. On va tenter. Je mets le chrono. Top ! C’est parti !

Incroyable, tu as réussi en 10 secondes !!! »

 

Au lieu de dire :

« Monte dans la voiture maintenant. Je ne veux pas avoir à te le redemander. »

Dites plutôt :

« Nous devons faire tout ce chemin de la porte de la maison à la voiture. Essayons de le faire en sautillant comme des grenouilles. Ça ne sera pas facile ! »

 

Au lieu de dire :

« Si tu ne mets pas ce pyjama immédiatement, il n’y aura pas d’histoire avant de dormir. »

Dites plutôt :

« Penses-tu que tu es capable de mettre ton pyjama les yeux fermés ? »

 

Au lieu de dire :

« Je te donne 30 minutes. Tout ce qui n’est pas rangé dans des bacs au lieu de trainer par terre part à la poubelle. »

Dites plutôt :

« On va bien voir combien tu arrives à remplir de bacs avec tes jouets en 30 minutes ! Prêt ? Partez ! ».

 

Vous l’avez compris, les défis sont des moyens éducatifs efficaces qui contribuent à l’harmonie dans la famille.

Ce ne sont pas des compétitions et il n’y a pas de classement.

D’ailleurs, ce qui serait intéressant, dans un souci de réciprocité et d’égalité, est que les enfants puissent aussi en lancer à leurs parents. Toujours dans une ambiance ludique et respectueuse. Chiche ?

 

Source :

« Parler pour que les tout-petits écoutent » de Joanna Faber et Julie King

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