Comment préserver l’optimisme des enfants ?

Comment préserver l'optimisme des enfants ?

Martin Seligman écrit : « En général, les enfants sont extrêmement optimistes et ont une grande capacité d’espérer, de s’immuniser contre le désespoir avant la puberté, capacité qu’ils perdront en bonne partie par la suite. » Cette tendance proviendrait même de l’évolution, comme une sorte de conditionnement génétique pour pouvoir engendrer les générations suivantes…

 

Optimisme et logique enfantine

« C’est très tôt dans la vie que le mode d’explication s’implante ; on en devine les contours déjà chez l’enfant de 8 ans. »

Il existe 3 hypothèses quant aux origines de la conception de la vie.

 

1) Le filtre maternel

L’enfant construit sa compréhension du monde en écoutant la personne qui s’occupe le plus de lui (en général sa mère).

« ça n’arrive qu’à moi ! »

« je suis tellement flemmarde/bête. »

« je n’ai jamais de chance ! »

« Je ne réussis jamais rien ! »

« tout le monde m’en veut ! »

« Oui, ce gâteau est réussi mais je n’ai aucun mérite. Tout le monde peut le faire. »

Ce type de phrases prononcées par une maman (ou toute personne avec laquelle l’enfant a un lien d’attachement sécure) pousse l’enfant à s’approprier un mode de raisonnement pessimiste.

 

2) Le filtre des critiques des adultes

Cette citation du livre résume parfaitement cette hypothèse.

« L’enfant écoute attentivement si les reproches qui lui sont faites sont d’ordre permanent et général (« tu es bête », « tu n’es bon à rien »), il finit par modifier l’idée qu’il se fait de lui-même. A l’inverse, des reproches d’ordre temporaire et particulier (« tu dois t’appliquer davantage », « ces tests sont conçus pour des élèves plus âgés ») l’inciteront à considérer le problème comme soluble et circonscrit. »

Cette analyse abonde dans le sens d’une éducation bienveillante.

 

3) Les périodes de crise dans la vie de l’enfant

Les crises dans l’enfance et le fait qu’elles soient surmontées ou pas pèsent dans le schéma  de réflexion de l’enfant durant toute sa vie. Ainsi, une crise économique, un deuil ou toute forme d’adversité peuvent modeler l’état d’esprit de l’enfant, lui inculquant une façon pessimiste ou optimiste d’aborder les épreuves .

L’évènement le plus marquant est le décès d’un être proche avant l’adolescence.

 

Source : « La force de l’optimisme » de Martin Seligman est disponible sur Amazon.fr.

 

 

Poursuivons avec…

Les phrases et la méthode pour apprendre l’optimisme à un enfant.

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