Les enfants ont besoin d’être tenus dans les bras !


Lorsqu’un enfant réclame les bras, il ne s’agit pas d’un « caprice » mais bien d’un besoin vital, aussi important que le besoin de manger et de boire. La proximité physique est fondamentale à l’épanouissement et à la survie.

De plus, prendre un enfant aux bras ne risque pas de créer une accoutumance. Au contraire : plus vite nous répondons aux besoins d’un bébé, plus tôt il sera autonome et serein (vers 12 mois).

J’aime beaucoup la formulation de la psychologue Heloïse Junier :

« Un enfant s’attache à l’adulte pour mieux se détacher ».

Cela signifie qu’un enfant qui n’a pas cette sécurité physique et affective ne sera pas suffisamment confiant pour explorer le monde.

Pour être plus précis, nous pouvons différencier 3 types d’attachement mis en évidence par la psychologue du développement Marie Ainsworth :

  • L’enfant dit « sécure», qui est la forme d’attachement la plus optimale, investit sa figure d’attachement comme un porte-avions pour explorer son environnement;
  • L’enfant dit « évitant » se caractérise par une attitude fuyante, autonome en apparence. Celui-ci va peu rechercher le contact avec une personne en particulier. Il aura tendance à se comporter de la même manière avec ses figures d’attachement qu’avec des personnes inconnues. Il peut passer de bras en bras sans manifester de préfé- rence;
  • L’enfant dit « résistant » va éprouver un grand besoin de s’accrocher à sa figure d’attachement, ce qui va freiner son exploration. La séparation d’avec la personne-ressource risque de le bouleverser. Pour autant, il manifestera une réaction assez ambivalente à son retour: il s’accrochera à ses bras, tout en restant très en colère, ayant du mal à être réconforté. via Junier, Héloïse. Guide pratique pour les pros de la petite enfance : 38 fiches pour affronter toutes les situations

Notons que la fréquence des demandes pour être pris aux bras est aussi liée au niveau de stress de l’environnement de l’enfant et à ses expériences. Ainsi, les nouveaux évènements « bousculent » la tranquillité de l’enfant et il a besoin de contacts physiques tendres pour retrouver son équilibre.

Du point de vue chimique, les bras sont rassurants et déclenchent la sécrétion d’opioïdes et d’ocytocine, hormones du bien-être. Ils font chuter le taux de cortisol (hormones du stress) et rétablissent le calme.

Moralité : Remplissons ce besoin essentiel chez l’enfant en les prenant aux bras le plus possible. Cela développera leur sécurité intérieure et favorisera leur autonomie.

 

Source : Guide pratique pour les pros de la petite enfance : 38 fiches pour affronter toutes les situations (Heloïse Junier)

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