Les 5 clés de la pédagogie positive

Comme nous le précise la psychologue Heloïse Junier dans son livre Guide pratique pour les pros de la petite enfance,

« Les dernières découvertes sur le cerveau ont provoqué un virage à 180°: le jeune enfant est désormais perçu comme un petit être en développement, dont le cerveau est particulièrement vulnérable. La pédagogie positive propose donc une discipline plus respectueuse de son fonctionnement et de ses besoins. »

 

Pour illustrer cette pédagogie positive, nous pouvons nous appuyer sur 5 clés :

 

Explications + outils :

  1. Se calmer soi-même avant de se connecter à l’enfant : quand nous sommes énervés, notre cortex préfrontal est déconnecté. Nous ne pouvons donc plus nous connecter via l’empathie aux enfants.
    Voir cet article.
  2. Trouver le besoin insatisfait derrière le comportement : le comportement est la partie émergée de l’iceberg. Ce qu’il y a sous la surface est un besoin insatisfait que poursuit l’enfant.
    ♦Voir une liste des besoins ici.
  3. Prendre soin de soi : Le neuropsychologue Rick Hanson l’affirme, le premier ennemi des parents est le stress. Le deuxième est la fatigue. L’un est l’autre sont liés.C’est ce stress qui nous empêche d’avoir accès à nos émotions (dont l’amour) pour prendre des décisions en harmonie avec ce que nous sommes vraiment. C’est lui qui nous entraine dans la spirale de la violence verbale et physique. Pourquoi ?

    Car le stress est géré dans le cerveau émotionnel par l’amygdale. Son activation déconnecte notre cortex préfrontal et les fonctions supérieures qui y résident (comme la réflexion). C’est ainsi que nous adoptons des comportements de fuite ou de combat, comme si nous nous défendions face à un danger.

    ♦Voir cet article pour des ressources.

  4. Accompagner le déchargement émotionnel de l’enfant : Heloïse Junier écrit que toute émotion se décompose en trois phases :
    1 ère étape: la charge. C’est le moment où notre organisme réagit à un signal (ce peut être un souvenir, un comportement, une parole, une pensée – par exemple, Benjamin qui vient d’apercevoir sa maman à la porte d’entrée ou Natacha qui vient de se faire mordre par Paolo).  
    2 ème étape: la tension. C’est lorsque l’émotion commence à « monter » à l’intérieur de notre corps, à la suite de ce signal: notre rythme cardiaque s’accélère, notre gorge devient sèche, notre respiration s’intensifie…
    3 ème étape: la décharge. C’est lorsque la tension accumulée finit par « éclater » pour s’échapper de notre corps: l’enfant peut pleurer, crier, se rouler par terre, trembler, mais aussi rire, courir, sauter. Seule cette étape permet à l’enfant de se décharger de son émotion. Il est donc important de ne pas l’empêcher de la vivre!

    ♦25 outils à découvrir ici pour accompagner les émotions des enfants.

  5. Montrer l’exemple :
    Les enfants nous observent et nous imitent. C’est une chance pour peu que nous nous servions correctement de cet outil exceptionnel de copier/coller.
    ♦Voici quelques exemples regroupés dans un article.

 

Source : Héloïse Junier. Guide pratique pour les pros de la petite enfance : 38 fiches pour affronter toutes les situations Laissez-le manger avec les mains (pour les tout petits)

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Vous-aussi, vivez une parentalité positive ! Rejoignez le mouvement ! 🙂