L’amour : un remède au stress et aux conflits dans la famille

Je souhaitais partager avec vous un texte écrit par le neurochirurgien James R. Doty. C’est un extrait du livre « La fabrique des miracles » où il relate comment, à âge de 12 ans, la méditation, la respiration et la bienveillance ont transformé sa vie. Il est important de signaler que son enfance fut difficile : pauvreté, mère dépressive, père alcoolique…

« Mon père finit par rentrer chez nous. Il avait la gueule de bois, cette fois, et était rongé par le remords. Ma mère sortit de sa chambre et la dispute démarra. Les reproches habituels, auxquels s’ajoutait le fait que nous avions reçu un avis d’expulsion. J’étais dans ma chambre depuis des heures à travailler sur ma respiration et à psalmodier pour moi-même. Pour une raison que je suis incapable d’expliquer, j’allai dans le salon et je leur dis que je les aimais. Je réalisai que je les voyais sous un autre jour. Je retournai ensuite dans ma chambre. Je ne me sentais ni en colère ni triste. J’acceptai la situation. Je m’aperçus au bout de quelques minutes que je n’avais rien entendu dans ma tête ni en dehors. La maison était devenue silencieuse. Je retournai dans le salon et je vis mes parents assis là, tranquillement.

– Ça va s’arranger, dit mon père.

– On t’aime aussi, ajouta ma mère.

Je ne savais pas vraiment si les choses allaient s’arranger ou non. Je savais qu’ils m’aimaient du mieux qu’ils le pouvaient même si ce n’était pas vraiment ce que j’espérais. Mais à ce moment-là, ça me suffisait. »

 

Cet extrait m’a particulièrement touché car il décrit comment l’expression de l’amour parvient à réguler les tensions et à modifier l’issue des situations. Lorsque nous parvenons à nous concentrer sur notre coeur, dont la respiration est l’alliée, nous balayons les nuages sombres dans notre tête, diminuons le stress, revenons à l’instant présent et sommes capables d’empathie pour nous connecter à l’autre. Et pour se connecter, point besoin de mots. Un regard suffit.

Parfois, cet amour est rappelé par les enfants. Eux sont moins dans le mental. Ils ne comprennent souvent pas les disputes entre leurs parents. Ils n’y perçoivent que la violence sonore et les attitudes blessées. Ils souffrent cependant car ils absorbent les émotions douloureuses. Elles bouillonnent en eux.

Quand le narrateur dit « Je savais qu’ils m’aimaient du mieux qu’ils le pouvaient même si ce n’était pas vraiment ce que j’espérais. », nous comprenons que bien que la tempête ait pris fin, le ciel reste orageux pour les jours suivants. Et qu’un « je t’aime » accompagné d’un contact physique aimant aurait été agréable pour dégager encore plus l’horizon.

Si ses parents avaient demandé pardon pour ces disputes infligées, cela eut été encore mieux.

Enfin, le rassurer sur sa non-responsabilité dans ce qui se passe et lui demander ce qu’il ressent aurait contribué à la guérison.

Face aux problèmes, nous avons le choix de nos réactions pour peu que nous ne soyons pas emportés dans le maelström de la colère qui nous prive de nos capacités de réflexion et de la recherche de nos besoins.

Bref, essayons le plus possible d’avoir le réflexe d’agir plus avec notre coeur et moins avec le mental. Focalisons-nous sur l’amour inconditionnel pour nous apaiser. Si nous sommes dans l’incapacité d’y parvenir dans le lieu où nous sommes car il est trop proche du théâtre du conflit, éloignons-nous quelques instants pour laisser s’éteindre le feu.

C’est une approche de pleine conscience qui simplifie et embellit la vie.

 

 

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