Les injonctions à éviter avec les enfants et les adolescents

Dans son livre « Heureux à l’école, tout commence à la maison« , Nathalie de Boisgrollier nous alerte sur les injonctions souvent contradictoires que nous adressons à nos enfants et que nous avons, bien malgré nous, absorbé et transformé en croyances limitantes. La liste suivante a donc pour vertu de nous faire prendre conscience des messages que transmettent ces expressions afin de les déposer dans la corbeille mentale pour ne plus les utiliser.

 

Exemples d’injonctions :

  • Il faut être heureux dans la vie. On n’est pas là pour rigoler.
  • La vie n’est pas une fête.
  • Ce sont ceux qui travaillent dur qui gagnent.
  • Qu’est-ce que tu veux faire dans la vie ? On ne sait pas ce que tu aimes.
  • Il faut être le meilleur…mais dans notre société, il ne faut pas se vanter, se prendre pour le meilleur. Il faut faire profil bas.
  • Ce n’est pas normal : tu as eu 14, tu aurais dû avoir 16 avec tes facilités (variante : si tu avais travaillé).
  • Tu t’en sors bien ! Tu as eu de la chance.
  • Il ne faut pas se surestimer : ne te mets pas en avant, ne te prends pas pour meilleur que tu n’es.
  • C’est mon devoir de parent de…
  • Maintenant, ce n’est plus de la rigolade : il va falloir travailler, mettre la gomme !
  • Il faut travailler dur pour mériter de …
  • Tu ne connais rien à la vie !
  • Tu devrais être heureux car tu as de la chance d’être un bon élève, parce que tu es intelligent.
  • On t’aide avec des cours de soutien. Tous les enfants n’ont pas cette chance !
  • Qui aime bien châtie bien !

Qu’est-ce que comprend l’enfant quand il entend cela :

  • Je suis nul car je ne suis pas le meilleur.
  • Je déçois tout le monde.
  • Je ne peux pas dire ce que je ressens sous peine de passer pour un faible.
  • Je ne peux pas m’accepter comme je suis.
  • Le monde est impitoyable. Je suis jugé à chaque instant.
  • Ma valeur se résume à mes résultats scolaires.
  • Ce n’est pas normal de ne pas savoir ce que je veux faire de ma vie.
  • Je suis aimé uniquement si je satisfait les attentes de mes parents/professeurs/…
  • Je dois mentir pour cacher mes faiblesses/mauvaises notes.
  • La vie n’est pas une partie de plaisir et ça va être de pire en pire.
  • Je me sens coupable quand je vois ce que je dois à mes parents qui se sacrifient pour moi.
  • Je fais tout de travers.
  • Il y a des catégories dans la vie : intelligent/idiot, winner/looser, etc.
  • Je dois être meilleur que mon voisins pour réussir.
  • Je ne dois pas parler de mes réussites ni montrer que je sais faire au risque d’être étiqueté de vantard.
  • C’est difficile pour mes parents avec un enfant comme moi.

 

Allez, on respire un grand coup et on passe aux solutions possibles (cliquez sur l’image ou sur ce lien) :

 

 

Source : « Heureux à l’école » de Nathalie de Boisgrollier est disponible sur

 

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