La formule magique pour accueillir les émotions des enfants

Je partage avec vous une phrase et un tableau essentiels si vous souhaitez aider les enfants à mieux accepter et traverser leurs émotions.

C’est Florence Binay, sophrologue, qui nous l’offre dans son nouveau livre « Grandir heureux et zen« .

La voici :

« Je vois que tu vis une émotion, nous allons nous occuper d’elle car elle a besoin d’être entendue ; elle a certainement un message à partager, et son travail c’est d’être sûre que tu le reçois bien ! Alors dis-moi ce que tu sens dans ton corps ? »

Ensuite, il suffit d’écouter notre enfant et de l’encourager à verbaliser son ressenti.

Une fois qu’il affirme que l’émotion n’est plus là, la formule a fait son effet.

Cette approche corporelle implique que l’enfant se place à l’écoute des signaux que lui envoie son corps lorsqu’une émotion fait son apparition. Cette acceptation en pleine conscience permet de traverser l’émotion.

Nous, parents, sommes là pour recueillir le message que l’enfant transmet. Sans juger ni dénigrer.

Cette empathie est essentielle car l’enfant l’acquiert à son tour et apprend à se familiariser avec ses états émotionnels et à s’en libérer lorsqu’ils sont douloureux.

 

Du point de vue scientifique, une étude a démontré que les émotions déclenchaient des zones chaudes et froides dans le corps. Les chercheurs finlandais à l’origine de cette étude ont ainsi pu établir une cartographie que voici (via). Elle peut nous servir de support si un enfant ne sait pas vraiment quel type d’émotion il ressent.

 

2 attitudes face aux émotions 

Florence Binay résume les deux attitudes face aux émotions des enfants dans le tableau ci-dessous. La « Zen attitude » est à prôner.

 

Les risques de la répression émotionnelle

Ce sont nos comportements verbaux et non-verbaux qui conditionnent la gestion des émotions d’un enfant. En fonction de nos réactions, il va déployer des stratégies pour soigneusement éviter les émotions interdites au profit des émotions autorisées ou, pire, d’un mutisme.

Les conséquences dans le comportement de l’enfant ne sont pas bénignes :

Les émotions parasites

Pour éviter la honte et la culpabilité, l’enfant va apprendre à refouler l’émotion naturelle, la stocker ou la remplacer par une émotion mieux tolérée par son entourage.

Exemple : un enfant peut choisir de pleurer (tristesse) au lieu de crier (colère) parce que ses pleurs lui permettront d’être consolé alors que sa colère se soldera par une punition.

Le racket émotionnel

En comprenant l’impact de certaines émotions sur ses parents, l’enfant peut rentrer dans une sorte de racket affectif de ses parents afin de les manipuler. Cela se traduit par une utilisation  et une exagération de l’expression de l’émotion parasite qui provoque une réaction voulue par l’enfant.

Les « élastiques »

Une émotion refoulée reste ancrée dans le passé. Ainsi, elle peut rentrer en résonance avec le présent si un élément déclencheur se rapporte au souvenir. L’expression de l’émotion est alors totalement disproportionnée.

Les « carnets de timbres »

Certains enfants collectionnent les émotions refoulées jusqu’à exploser avec une dernière situation qui remplit le carnet de timbre. La peur, la colère, la tristesse ou la joie s’exprime alors avec une grande intensité. La personne en face ne comprendra pas une telle réaction disproportionnée (parents, amis, professeurs,…). C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

 

Plus d’infos sur les expressions anti-émotion dans cet article.

 

A lire : « Grandir heureux et zen » de Florence Binay

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