Deux scénarios possibles face à la crise d’un enfant (+ conséquences)

Dans son livre « Être un parent bienveillant », Delphine Remy, psychothérapeute nous livre deux scénarios possibles face à la crise d’un enfant ainsi que leurs conséquences :

L’une part du principe que l’enfant déclenche volontairement la crise pour provoquer le parent. Cela revient à prêter à l’enfant des intentions que seul l’adulte a la capacité de nourrir consciemment. Les moyens employés blessent l’enfant et l’incitent à enfouir ses émotions car elles ne sont pas « acceptables ». La connexion avec l’enfant est dégradé et l’estime de soi en berne.

L’autre considère que le cerveau de l’enfant est immature et que les émotions le débordent. Il ne peut donc pas faire face aux situations de crise sans aide extérieure. Ces crises se déclenchent quant un besoin, inconnu de lui-même, est insatisfait.  La connexion avec l’enfant est maintenue est renforcée. Les neurosciences valident cette deuxième option.

 

Voici ces deux scénarios :

Crise de l’enfant -> tension corporelle (enfant et parent) -> réaction de défense automatique du parent -> énervement (cris, claque, mots durs) ->  redoublement de la crise de l’enfant (colère, humiliation, honte, désir de vengeance, sentiment d’être mauvais)

 

Crise de l’enfant ->tensions corporelle (enfant et parent) -> sensation d’énervement qui monte -> STOP -> prise de conscience de ce qui se passe -> respiration et/ou retrait pour se calmer -> trouver le besoin caché -> Reconnaitre et verbaliser les émotions de l’enfant et s’ajuster sous forme de comportement adapté à la situation (dire « non », savoir pourquoi et tenir la crise sans s’énerver, faire un câlin, s’asseoir tout près et attendre, contenir l’enfant en le prenant contre soi ou le maintenant fermement mais sans violence, trouver la touche d’humour, rassure, valoriser).

 

Boites à outil

Besoins

Citons maintenant quelques besoins qui peuvent faciliter notre enquête sur les causes du comportement des enfants :

  • besoin de se sentir en sécurité
  • besoin d’être reconnu
  • besoin d’attention
  • besoin d’amour
  • besoin d’autonomie
  • besoin de stimulation
  • besoin de bouger
  • besoin d’explorer
  • besoins de base (manger, boire, se reposer, dormir)

 

Méthode Stop pour se calmer 

Je vous invite à tester aujourd’hui une méthode pour « surfer » sur une émotion déstabilisante. On la doit à Elisabeth Allier dans son livre « Ma boîte à bien-être« . Cette méthode s’intitule STOP :

  1. Je me dis STOP. Je visualise un panneau STOP, j’arrête tout ce que je suis en train de faire. Si possible, je m’isole dans un endroit calme où je ne serai pas dérangé.
  2. Je prends un Temps pour observer ce qui se passe alors en moi, dans mon corps. Car l’émotion se traduit d’abord dans notre corps. À quel endroit est-ce que je ressens cette émotion ? Quelles sont mes sensations corporelles : ventre noué, plexus oppressé, rythme cardiaque accéléré, mains moites, rougeurs au visage,…
    Sans me juger, sans me dire « ça ne va pas bien de réagir ainsi !  » C’est là que la bienveillance à mon égard intervient : « Je ne suis pas cette émotion. Je suis plus que cela. »
  3. J’Observe ma respiration. Comment est-elle ? Saccadée, rapide, basse, abdominale, plus haute ? Je décide alors de respirer différemment en allongeant mon temps d’inspiration et d’expiration : « J’inspire sur 5 temps par le nez et j’expire sur 5 temps par la bouche. » Plusieurs fois jusqu’à ce que le calme revienne. Je peux placer mes mains sur le ventre pour rester concentré sur ma respiration.
  4. Je peux alors choisir de Poursuivre. Car je viens de créer un sas de décompression, un espace entre ce qui a provoqué mon émotion (personne, comportement, situation) et ma façon d’y répondre. J’ai de nouveau accès à mes capacités de réflexion et de décision. C’est cela « surfer sur la vague de l’émotion ».

 

Des outils pour faciliter l’expression émotionnelle des enfants

(cliquez ici pour accéder aux outils)

 

L’immaturité du cerveau des enfants expliquée par Catherine Gueguen

 

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