Consoler, rassurer un enfant accélère le développement de son cerveau

« En consolant et en rassurant un enfant qui vit une émotion forte, vous participez à la maturation de son cerveau. Les innombrables cellules de son cerveau supérieur vont peu à peu établir des connexions avec les cellules de son cerveau émotionnel. Progressivement, ces voies de communication entre le cerveau supérieur et le cerveau émotionnel permettront à l’enfant de contrôler spontanément ces états primitifs de peur, de colère. » Héloïse Junier

Le cerveau de l’enfant est globalement immature, plus précisément dans la structure située au niveau du Néocortex (le cerveau supérieur). C’est la « tour de contrôle » du cerveau. Elle permet notamment de raisonner et réguler les émotions qui naissent dans le cerveau émotionnel (avec l’amygdale), qui lui est opérationnel dès la naissance.

C’est ainsi qu’un simple biscuit cassé peut déclencher chez l’enfant une tempête émotionnelle dévastatrice… alors que l’adulte parviendra tant bien que mal à considérer cet évènement, s’il lui arrive, comme une anecdote amusante ou banale.

L’enfant ne fait pas exprès. Il est dans l’incapacité de contrôler l’expression de son émotion. Elle le submerge.

Bien sûr, il y parvient de mieux en mieux en grandissant. Il y a d’ailleurs un pallier qui est franchi vers 5/6 ans.

Pour accélérer cette maturation, nous, parents et éducateurs pouvons :

  • Aider les enfants à identifier et accueillir leurs émotions : « Je vois que tu ressens de la colère » « Je comprends que tu sois triste »
  • Faciliter la verbalisation de ce qu’ils ressentent et l’intensité du ressenti : « Tu me montres ton émotion sur le tableau des émotions ?  » « Elle est petite, moyenne ou grande ? »
  • Les guider pour trouver le besoin insatisfait à l’origine de l’émotion désagréable
  • Leur montrer l’exemple quand nous ressentons des émotions désagréables
  • Leur enseigner des techniques de régulation (comme la respiration)
  • Les câliner, les consoler et les rassurer pour rétablir leur équilibre intérieur et favoriser le développement de leur néocortex

 

Pour la petite anecdote, la maturité totale du cerveau a été estimée entre 20 et 25 ans…

Donc patience et empathie. 🙂

 

 

Source : Héloïse Junier. Guide pratique pour les pros de la petite enfance : 38 fiches pour affronter toutes les situations Laissez-le manger avec les mains (pour les tout petits)

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