Comment reconnaitre une fausse colère d’une vraie colère chez l’enfant

Nous le savons maintenant grâce aux neurosciences, le cerveau de l’enfant est immature. Ceci a pour effet de le rendre particulièrement sensible et vulnérable au stress et aux émotions.

Ces dernières ont tendance à déborder sans que l’enfant ne puisse les réguler. Parfois aussi, l’émotion exprimée n’est pas celle qui habite vraiment les enfants. Une émotion peut donc en cacher une autre.

Intéressons-nous à l’émotion qui cause le plus d’affolement chez le parent quand elle se déchaîne : la colère.

La colère est une émotion utile et éphémère dont le déclencheur est un événement réel ou imaginé qui évoque l’injustice, le danger ou la menace.

Elle a pour fonction de réparer cette injustice ou de préserver l’intégrité de l’individu.

Il faut cependant distinguer la vraie colère, celle que nous venons de décrire, de la fausse colère comme nous l’explique Arnaud Deroo dans son livre « Porter un regard bien-traitant sur l’enfant et sur soi ».

Pour comprendre les différences, je vous invite à regarder ce tableau :

La fausse colère dissimule une autre émotion. Pendant cette colère, l’enfant ne pleure pas. Elle apparaît quand l’enfant ne se sent pas en sécurité. Son « explosion » violente et destructrice ne soulage pas l’enfant.

L’adulte doit contenir (et non réprimer) et verbaliser ce que ressent l’enfant afin qu’il bascule progressivement vers le ressenti initial. C’est cette nouvelle émotion qui permettra de suivre la piste du besoin insatisfait et par conséquent d’aider l’enfant à satisfaire le besoin nécessaire à son équilibre.

Cette fausse colère peut par exemple apparaitre si les émotions (tristesse, peur,…) de l’enfant ne sont pas écoutées régulièrement ou si elles sont minimisés. La stratégie inconsciente de l’enfant est alors d’exprimer cette autre émotion plus violente à la place.

 

La vraie colère, elle, est aussi forte et active que la fausse colère mais elle n’est pas destructive.

Elle s’accompagne de larmes.

L’enfant exprime cette colère uniquement s’il se sent en sécurité (avec sa figure d’attachement par exemple).

La colère doit suivre son expression totale pour soulager l’enfant. L’adulte a donc un rôle de soutien et offre sa présence bienveillante.

Il sera alors possible de discuter et de revenir sur le déclencheur de cette colère et de trouver des solutions.

 

Rappelons enfin que l’empathie et les câlins favorisent la traversée d’une émotion forte et contribue à la désactivation de l’amygdale dans le cerveau des enfants.

 

Source :

« Porter un regard bien-traitant sur l’enfant et sur soi » d’Arnaud Deroo

 

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