Comment être parents ET heureux ?

Dans son livre « Qu’est-ce qui nous rend vraiment heureux ? », Sonja Lyubomirsky s’attaque aux idées reçues autour du bonheur.

Elle pointe du doigts les mythes toxiques qui nous empêchent d’agir pour vivre pleinement. Ces deux mythes sont :

« Je serai heureux quand… »

« Je ne peux pas être heureux si… »

Nous allons aborder aujourd’hui le chapitre intitulé : « je serai heureux quand j’aurai des enfants ».

Sommes-nous censés aimer être parents ? Car en effet, les enfants sont la source de nos plus grandes joies mais aussi de nos plus intenses tristesses. Face aux réalités de la parentalité, certains prennent conscience que ce nouveau statut n’est pas à la hauteur de leurs espérances du point de vue de l’épanouissement. Il s’ensuit mal-être, épuisement, découragement et même honte. A cela se rajoute une obligation morale de taire les émotions négatives que l’on ressent de peur d’être jugé et blâmé par les autres, y compris ceux qui rêvent d’avoir des enfants sans pouvoir en avoir.

« Avoir des enfants est coûteux, stressant et émotionnellement épuisant » écrit l’auteure.

Les études démontrent ainsi qu’en moyenne, le degré de bonheur diminue entre avant et après l’arrivée du premier bébé et que la satisfaction conjugale augmente clairement après le départ du foyer du dernier enfant.

Pour rester sur le sujet du couple, il est prouvé que les deux principales sources de conflits sont l’argent et les enfants.

Le stress et le manque de sommeil inhérents à la parentalité sont deux composantes qui pèsent lourdement dans le déséquilibre relationnel.

 

« Aimer ses enfants, ce n’est pas la même chose qu’aimer être parent. »

Ainsi Sonja Lyubomirsky nous invite à fixer notre attention sur les bonheurs vécus avec nos enfants plutôt que sur les déconvenues liées au rôle de parents.

Car, « Aimer ses enfants, ce n’est pas la même chose qu’aimer être parent. »

Et les enfants donnent un véritable sens à la vie tout en multipliant les moments de pur plaisir. Les périodes plus difficiles et les soucis quotidiens sont même teintés de nostalgie qui incite 94% des parents à ne pas regretter cette étape de leur vie.

 

Nous minimisons les « petits » tracas du quotidien

Nous cherchons rarement un soutien social pour affronter les « petits » désagréments alors que nous réagissons différemment face aux « gros » désagréments. Or, nous devrions cesser de minimiser ses « petits » désagréments récurrents et demander de l’aide car nous sommes incapables de maitriser les énergies appropriées pour gérer les chagrins quotidiens.

Sonja Lyubomirsky estime que nous devrions donc attacher une plus grande importance aux petits tracas qui nous « usent » et finissent par dégrader durablement notre niveau de bonheur.

 

L’écriture pour clarifier, donner du sens et retrouver l’équilibre

Afin d’endiguer le flux de ruminations mentales incessantes qui mènent vers le désespoir, les scientifiques ont prouvé les bienfaits de l’écriture. Prenez un carnet et déposez-y chaque jour le récit de vos expériences agrémentées de vos émotions et vos pensées profondes.

Cette écriture expressive émotionnelle a des avantages hédonistes, physiques et cognitifs très nets. De plus, cela facilite le lâcher-prise.

 

« Tenir le journal de notre vie de parent est l’une des stratégies les plus précieuses pour tenter de maîtriser nos pensées et émotions douloureuses ou conflictuelles. »

 

Pour conclure

Si vous n’aimez pas être parents, cela ne signifie pas que vous n’aimez pas vos enfants et que vous êtes une « mauvaise personne ». Vous pouvez cependant agir pour améliorer votre situation.

La première étape est de ne pas minimiser l’impact des petits problèmes. Traitez-les comme des gros et n’ayez pas peur de demander de l’assistance pour trouver des solutions.

La deuxième étape est de faire preuve de bienveillance envers soi-même en s’autorisant à éprouver des émotions et en se ménageant des pauses.

La troisième étape est de pratiquer l’écriture expressive émotionnelle en tenant un journal qui vous permettra de prendre de la distance, de vous libérer de l’affect trop important des émotions et de lâcher-prise.

 

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